CRISE AU SEIN DU FLN DE MILA
Diversion, fronde et appel à l'unification des rangs !
Jamais le FLN n'a connu autant de soubresauts, de diversions et de fractures internes que ces derniers mois.
Depuis les élections législatives de mai 2012, précisément, en passant par les locales et les sénatoriales !
En plus du Mouvement de redressement et de l'authenticité (MRA) mené par une aile opposante à l'actuel secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem et dont les tenants et les aboutissants sont connus de tous, on assiste depuis quelque temps à une nouvelle levée de boucliers au sein de ce parti, tendance qui n'est pas forcément contre Abdelaziz Belkhadem en tant que tel, mais contre la confiscation des rênes des structures de l'appareil (particulièrement les Mouhafadha) par certains pontes désignés et maintenus par lui-même, mais qui loin, très loin même de faire l'unanimité autour de leur personne ni même de leur gestion «compromettante» du parti. Pour preuves, toutes ces frondes et ces querelles qui se déclarent un peu partout, demandent leur départ. Donc, on s'est retrouvé avec, au moins, trois grandes tendances qui sont entrain de mener une lutte implacable de repositionnement. A Mila, une wilaya considérée comme très influente, de par son passé, dans tout ce tintamarre qui précède une gestation et, certainement, un accouchement qui se fera dans la douleur ; nous avons donné la parole à un vieux de la vieille, qui s'est forgé, des décennies durant, dans les carcans du parti FLN, en l'occurrence, coordonnateur (dès la première heure) de wilaya du Mouvement de redressement et de l'authenticité, monsieur Abdeslem Belaâtar. Très perspicace et clairvoyant, notre interlocuteur soutient que l'essentiel, dans l'état actuel des choses, est d'arriver à balayer d'un trait de main, le spectre de l'implosion et de la désagrégation du parti, en unifiant les rangs de tous les militants authentiques, autour des principes généraux du parti. Il dit tendre la main pour travailler en cohésion avec tous ceux qui mènent une fronde contre l'actuel Mouhafedh, en le qualifiant de tous les qualificatifs imaginables. Le coordonnateur de wilaya du MRA s'estime heureux de constater, «mieux vaut tard que jamais», que ses collègues militants se rendent, enfin, compte des dégâts occasionnés localement à leur parti. Mais pour lui, et il veut le faire entendre à tous les autres, ce n'est pas le Mouhafedh de Mila qui est à incriminer, c'est plutôt le SG du parti, Abdelaziz Belkhadem, et sa politique d'errements, de divisions et de sabordages qui en est la cause, les autres ne représentent que l'aboutissement logique et inévitable de cette clochardisation. Il dit, donc, tendre la main à tous ses collègues frondeurs et les invite à unifier les rangs pour s'attaquer ensemble à la vraie cause du mal, le reste n'est que question de redynamisation des structures du parti, à tous les niveaux, et de désignation, par l'urne, des responsables qui auront pour mission de bien représenter le parti, là où ils seront appelés à le faire.
Abdelmadjid M'haimoud
ANNABA
Rudes tâches pour le nouveau conseil communal
Les 43 membres de l'Assemblée populaire communale (APC) d'Annaba, élus le 29 novembre 2012, se sont réunis hier mardi en assemblée extraordinaire pour procéder à l'installation de l'exécutif, composé du président et de six vice-présidents, et à la désignation des responsables des six commissions et des cinq chefs de secteur urbain.
Ces désignations ont été approuvées à l'unanimité. Sauf que les deux représentants de l'Alliance verte (Nahda et Islah ; le MSP s'est présenté aux élections locales en solo) ont exprimé un refus catégorique de présider la commission spéciale chargée de la démolition des constructions illicites et du recasement. Ils se sont interrogés sur les choix ayant présidé à ces désignations, avant qu'ils ne soient tranquillisés par le maire quant à l'attribution d'une autre commission dès le feu vert de la tutelle pour l'augmentation des commissions. Les partis islamistes, qui ont toujours ratissé large au sein de ces ghettos, en faisant miroiter aux occupants des situations meilleures, ne veulent pas s'aliéner cette catégorie de la population. Conduite par le nouveau maire, Farid Merabet, cadre ayant exercé plusieurs responsabilités au sein de l'administration de la wilaya, la nouvelle équipe promet d'être à l'écoute de la population. Lors du vote à bulletins secrets pour l'élection du maire, Farid Merabet avait bénéficié de la confiance de 41 de ses pairs sur les 43 que compte cette collectivité locale. La nouvelle équipe, qui dirigera cette APC durant les cinq prochaines années, aura du pain sur la planche pour remédier à une situation de léthargie ayant marqué des années durant la totalité des secteurs de la quatrième ville du pays. Cela s'est fait au détriment d'une population estimée à près de 400 000 âmes. Des tâches prioritaires et urgentes, elle ne manquera certainement pas d'en avoir. A commencer par celle consistant à desserrer l'étau sur le service d'état civil afin de mettre un terme à l'anarchie quotidienne observée devant cette structure exiguë, située rue du CNRA. «C'est une véritable insulte pour Annaba et sa population», estiment les usagers. A ce sujet, le nouveau P/APC a affirmé, lors de la cérémonie d'installation des commissions et chefs de secteur urbain, que la demande présentée au wali pour l'acquisition d'un espace plus spacieux et fonctionnel a été satisfaite. Il s'agit de l'ancien local situé à l'angle de l'avenue de l'ALN et de la rue Okba Ibn-Nafaâ ayant abrité les magasins de la pièce détachée de l'ex- Sonacome. Sa mise en service se fera dans les meilleurs délais, a promis Farid Merabet. Bien avant l'installation officielle de ce mardi, le nouveau maire d'Annaba s'est imprégné de la situation de la ville à travers plusieurs sorties sur le terrain et à des heures tardives. Les points noirs à revoir, tels l'absence de l'éclairage public, l'amoncellement des ordures ménagères, la multiplication des nids-de-poule au niveau des routes de la ville ont été relevés lors de ces sorties. Mais aussi l'encouragement de la pratique sportive et l'activité culturelle ont été parmi les questions évoquées par le nouveau maire qui a demandé l'aide de tout un chacun pour redonner à Annaba son lustre d'antan. Contrairement à la majorité des sénateurs qui se sont illustrés par une absence quasi permanente dans leur fief électoral, la cérémonie d'installation de la nouvelle équipe de l'APC d'Annaba s'est déroulée en présence du nouveau sénateur de la wilaya, Bachir Chebli, élu par ses pairs le 29 décembre dernier. Enfant de la cité de l'antique Hippone, Bachir Chebli nous a confié qu'il ne ménagera aucun effort au sein des centres de décision de la capitale pour aider Annaba.
A. Bouacha
SKIKDA
La zone humide Guerbes-Sanhadja menacée de déforestation
Le PAS, le pôle des associations de Skikda, tire la sonnette d'alarme sur le danger qu'encourt la zone humide Guerbes-Sanhadja, dans la région de Ben Azzouz. Dans un communiqué fleuve, le pôle, dont c'est la troisième sortie médiatique, titre «Stop à la déforestation de la zone humide Guerbes-Sanhadja».
«Feux de forêt pas toujours accidentels, exploitation illégale du bois et expansion agricole sont les causes de déboisement de cette zone», selon la correspondance. En détails, on y lit : «Effectivement, beaucoup d'agriculteurs dans la région de Guerbes- Sanhadja, pas toujours pauvres, participent à la déforestation : ils défrichent et brûlent les forêts pour ensemencer les petites parcelles de terrains. A l'aide d'engins “tractopelles”, les arbres rares (l'aulne) sont arrachés sur des centaines d'hectares pour laisser place à la pastèque». Même la mafia du sable n'est pas en reste, elle contribue à sa manière au pillage des richesses, gagnant en impunité à chacun de ses actes. «Le surpâturage des ovins, bovins et caprins, l'agrandissement des terres agricoles, l'arrosage des cultures par le pompage» sont les facteurs de détérioration soulevés par le pôle des associations de Skikda. Le pôle ne se limite pas à la seule tâche de recensement des facteurs préjudiciables au développement de la zone classée Ramsar (abritant 14% de la flore du nord du pays et comprenant 19 espèces végétales rares, 23 carrément rarissimes et 23 espèces floristiques aussi rarissimes avec ces aulnaies glutineuses remarquables et uniques à l'échelle du bassin méditerranéen), mais propose également de recourir à l'arsenal juridique (la loi 2003- 10 de juillet 2003, l'ordonnance 73-38 du 25 Juillet 1973, le décret présidentiel 95-163 du 6 juillet 95), pour stopper l'hémorragie.
Zaid Zoheir
AIN-SEFRA
Le nouveau P/APC dans la peau d'un cantonnier
Pour donner un nouveau look à la ville d'Aïn-Sefra, une vaste campagne de toilettage et d'embellissement a été lancée depuis quelques jours à travers les quartiers périphériques de la cité. Le nouveau maire, Ali Rebouh, en combinaison de travail, pelle à la main, en compagnie de son staff communal, veille en personne à cette opération. C'est une première dans l'histoire des P/APC, un maire dans la peau d'un cantonnier. C'est ainsi que de géants arbres d'eucalyptus viennent d'être élagués pour la première fois depuis leur plantation durant les années 1960-1970, rebouchage des nids-de-poules ; entretien des ruelles, des rues et des trottoirs. «D'autres opérations de lifting sont programmées pour les prochains jours, notamment l'aménagement des espaces publics, voire la réhabilitation du patrimoine de la ville, afin de rendre à Aïn-Sefra son image d'antan. Pour ce faire, il faut retrousser les manches», a indiqué Cheikh Ouzagh, vice-président à l'APC.
B. Henine
GUELMA
Pour la promotion des activités artisanales, l'Ansej distribue 22 fourgons ateliers
Les responsables de l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes (Ansej) de Guelma sont plutôt favorables aux activités économiques compétitives, qui garantissent un minimum de réussite aux jeunes postulants, apprend-on auprès de la cellule de communication de cette structure. En effet, dans une cérémonie officielle organisée ce mardi au siège de la wilaya, le chef de l'exécutif a procédé à la distribution de 22 véhicules ateliers, aux jeunes détenteurs de projets d'activités artisanales ambulantes, liées à la plomberie, la vitrerie, l'électricité. Notre source précise, par ailleurs, qu'au total, 55 fourgons ateliers ont été financés par l'Ansej de Guelma, au cours de l'année 2012. Les responsables locaux ont entrepris, ces derniers mois, des campagnes de sensibilisation et d'incitation auprès des jeunes pour la promotion des activités artisanales, issues notamment de la formation professionnelle. Une politique qui vise à dissuader les jeunes à opter pour le secteur d'activité du transport de personnes et de marchandises, un créneau saturé.
Noureddine Guergour
KHENCHELA
Le projet des 100 logements participatifs bloqué
Selon Abderrahmane Tefah, promoteur et bénéficiaire d'un projet de réalisation de 100 logements participatifs au nouveau site de la nouvelle-ville de Khenchela, plus de cinquante lettres ont été adressées au ministère de l'Intérieur, à celui de l'Habitat et à la Présidence pour dénoncer certaines démarches bureaucratiques du secrétariat général de la wilaya. Celles-ci ont créé un climat de protestations. Les citoyens demandent leurs logements et accusent les promoteurs de non-respect des délais et des contrats établis entre les deux parties. Notre interlocuteur ajoute que le retard effectué par le secrétaire général dans la signature des listes, qui a duré plus de deux ans au lieu de soixante jours, et son non-paiement l'ont poussé à geler ses travaux et à adresser une lettre aux autorités centrales pour dépêcher une commission d'enquête et faire toute la lumière sur cette affaire.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B Abdelouahab
Source : www.lesoirdalgerie.com