AFFAIRE DU TRAFIC DU THON ROUGE VIVANT À ANNABA
Un an de prison ferme et un autre avec sursis pour 8 accusés
Huit des neuf mis en cause dans l'affaire du trafic de thon rouge vivant découvert au large de Annaba en 2009 ont été condamnés hier mardi à un an de prison ferme et un an avec sursis pour pêche illicite de thon rouge, corruption et trafic d'influence.
Il s'agit du secrétaire général et du directeur des pêches maritimes et océaniques du ministère de la Pêche (DPMO), au moment des faits, d'un armateur algérien, de cinq Turcs dont un armateur, et de quatre marins-pêcheurs. Le deuxième armateur algérien qui devait assister son compatriote dans cette affaire illicite a été condamné, pour sa part, à six mois de prison ferme et six autres mois avec sursis. Mise en délibéré dans la soirée du 8 janvier courant, cette affaire (après le deuxième procès devant la cour de Annaba) est rejugée, suite à un appel introduit par la défense auprès de la Cour suprême. De son côté, le représentant du ministère public avait requis dans la même soirée huit ans à l'encontre du SG et 200 000 DA d'amende, six ans pour le DPMO et 200 000 DA d'amende, cinq ans de prison ferme pour les deux armateurs algériens et la même peine pour les cinq Turcs. Lors du procès en deuxième instance, tenu en juillet 2010, les deux cadres du ministère de la Pêche ainsi que les cinq Turcs ont été condamnés à deux ans de prison ferme, alors que l'armateur algérien impliqué dans la transaction illicite s'est vu condamné à trois ans de prison ferme. Le deuxième armateur algérien a été condamné à un an de prison ferme. En outre, l'ensemble des condamnés devaient s'acquitter solidairement de deux amendes de 8 milliards et de 78 millions de dinars à verser respectivement au Trésor public et aux Douanes algériennes pour les préjudices causés. Cette affaire qui avait fait couler beaucoup d'encre, avait été renvoyée la première fois en novembre 2009 pour complément d'information après un sévère réquisitoire du représentant du ministère public. Pour rappel, ce scandale a éclaté en juin 2009 après la découverte par les gardes-côtes de Annaba, sur une saisine du directeur central de la pêche, d'une transaction illicite entre un armateur algérien et six autres Turcs. Il s'agissait d'un quota de 210 tonnes de thon rouge vivant transbordées dans une cage flottante de 40 mètres de côté et de 50 mètres de profondeur, remorquée par un bateau turc assisté de deux autres de même nationalité. Les concernés par ce trafic avaient affirmé qu'ils menaient une transaction commerciale avec un armateur algérien ayant pêché cette quantité. Mais l'enquête des gardes-côtes et les affirmations des experts en la matière ont démontré l'impossibilité pour un seul bateau, d'autant plus appartenant à un armateur algérien sans expérience dans ce domaine, de pouvoir pêcher cette importante quantité en un laps de temps aussi court, dépassant un peu plus de 24 heures.
A. Bouacha
MILA
Sit-in de protestation des enseignants contre le directeur du Centre universitaire
Entre les enseignants-chercheurs du centre universitaire de Mila et le directeur, c'est le clash ! En effet, les enseignants de ce centre, tous grades et toutes filières confondus, ont décidé d'exprimer leur ras-le-bol par un sit-in de protestation et de dénonciation, organisé hier, dans l'enceinte même de ce présumé temple du savoir.
Dans un communiqué que les protestataires ont pris soin de transmettre à qui de droit (ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique membres du conseil d'administration et au directeur du centre) et également aux représentants de la presse, on y trouve 17 «points noirs» soulevés et qui contribuent grandement à la dégradation de la situation et à l'enlisement effréné, dans ce lieu du savoir, tous imputables au directeur du centre, traité par ses pairs de source de tous leurs déboires. Les enseignants dénoncent, entre autres, la politique prônée par la direction qui n'incite nullement à la recherche, et ce, par le refus de création de laboratoires, d'organisation de colloques scientifiques et autres journées d'études, d'empêchements, par des procédés purement bureaucratiques des enseignants du centre, à bénéficier de stages de formation à l'étranger, même de courtes durées. Il lui est reproché, également, le blocage prémédité de toutes activités syndicales ou création d'une quelconque section qui rassemblerait cette frange de cadres, «lui qui venait pourtant du CNES, avant de se voir parachuté au niveau d'une telle responsabilité ». Les enseignants accusent le directeur de faire abstraction de l'application du statut de l'enseignant-chercheur, particulièrement, l'article 07 qui édicte le droit de l'enseignant-chercheur qui prépare sa thèse de doctorat, de bénéficier d'un emploi du temps aménagé, pis encore, ces enseignants se voient accorder un programme plus chargé encore, pour des raisons inavouées. On lui reproche, également, le refus d'application des mesures disciplinaires décidées à l'encontre de quelques étudiants récalcitrants, d'où cet état d'anarchie et de violence qui règne au niveau du centre. Les enseignants se révoltent, aussi, contre le manque de respect et de considération, de l'administration, qui va jusqu'à leur interdire l'accès à l'ascenseur et au parking de stationnement, réservés uniquement aux «pontes» de l'administration, les retards injustifiés des salaires, etc. En tout cas, il semble bien que rien ne va plus entre le collectif des enseignants de ce centre universitaire, qui ressemble plus à un grand établissement du secondaire qu'à un campus universitaire, et le directeur qui se trouve être, plus que jamais, dans l'œil du cyclone.
Abdelmadjid M'haimoud
EL TARF
Les 500 fonctionnaires de l'université ont observé une journée de grève
Les 500 fonctionnaires qui composent l'ossature administrative de l'université d'El Tarf ont observé, hier, une journée de grève pour revendiquer leur intégration dans le programme de logements initié par le président de la République au profit, exclusivement, des enseignants.
Interrogés, les protestataires sont unanimes à dénoncer «une ségrégation sans nom et incompréhensible de la part du ministère de tutelle et le déni d'un droit fondamental, à savoir disposer d'un logement de fonction, selon les lois de la République. Nous sommes considérés comme des Algériens de seconde zone dans cette université qui a bénéficié de 170 logements de haut standing actuellement en cours de construction sur les hauteurs de la ville d'El Tarf». Et d'ajouter : «De par le passé, le centre universitaire a procédé à la distribution de 20 logements à des enseignants dont certains exercent encore à El Tarf. Quasiment, tous les enseignants bénéficiaires ont vendu leurs logements et se sont installés à Annaba. Pis, ils postulent, maintenant, aux logements en construction, c'est ubuesque. Il serait judicieux d'ouvrir une enquête et procéder, en effet, à la récupération des 20 logements de fonction, propriété de l'université.» «Nous avons, déjà, exposé le problème, par le biais de nos représentants syndicaux, au ministre M. Harraoubia lors de sa dernière visite de travail et d'inspection dans la wilaya. Ce dernier a promis de prendre notre revendication en considération et depuis, rien de nouveau sous le ciel d'El Tarf. C'est, plutôt, le black-out total», ont-ils tenu à noter. Et de conclure : «Nous avons plusieurs fonctionnaires sans logement et dans une situation délicate, qui sont ballottés, malheureusement, chaque année entre plusieurs propriétaires de logement, à la recherche d'un toit provisoire. Nous avons aussi au sein de l'administration des cadres qui ont des diplômes équivalents à ceux de certains enseignants et qui par la force d'une instruction se trouvent exclus des logements de la “discorde”. Ainsi vogue notre galère.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Daoud Allam
Source : www.lesoirdalgerie.com