Annaba - A la une

LE SOIR DE L'EST



TAYEB LOUH À PROPOS DE L'EXTENSION DE L'UTILISATION À L'ECHELLE NATIONALE DE LA CARTE CHIFA :
«Lancement officiel à partir du 3 février»
L'utilisation de la carte Chifa, limitée uniquement au lieu de résidence de l'assuré, sera possible à partir de n'importe quel point à l'échelle nationale dès le 3 février prochain. Bénéficieront de cette prestation de service, plus de 27 millions d'assurés sociaux en sus de leurs ayants droit.
Le processus de modernisation des prestations de la Caisse nationale des assurés sociaux entame une nouvelle étape. Prévue initialement pour le début de l'année, l'extension de l'utilisation de la carte Chifa à l'échelle nationale tiers payant «produits pharmaceutiques » sera valable à partir du 3 février. «Tous les aspects administratifs et techniques liés à l'extension de l'utilisation de la carte Chifa, à partir de n'importe quel point du pays, sont fin prêts» a indiqué, hier à partir de Constantine, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale. Qualifiant les «essais techniques du réseau de connexion intranet de concluants», Tayeb Louh, qui intervenait à l'occasion d'un regroupement régional sur ce même thème, a exhorté les directeurs des agences CNAS «de veiller au bon déroulement de cette opération de grande envergure ». Le ministre rappellera que près de 8,2 millions de cartes Chifa ont été délivrées jusque-là «ils seront 27 millions d'Algériens à bénéficier de cette prestation de service». Système de gestion moderne des prestations, alliant «informatique, électronique et télécommunication » dira M. Aka, responsable de l'opération, ce dernier profitera et aux assurés et aux prestataires de services, à savoir les agences et les pharmaciens. En ce qui concerne les assurés, explique-t-il, «il leur simplifiera les procédures d'accès aux services d'assurances, alors que les pharmaciens bénéficieront du service de télétransmission des factures électroniques». Pour ce faire, ajoute-t-on, «50 sites de connexion et 770 structures de paiement ont été interconnectés au centre national d'informations personnelles de Ben Aknoun». Un centre de secours, «un back up centre», qui prendra le relais de celui d'Alger en cas d'incident, dira Tayeb Louh, a été installé à Laghouat. Faisant une lecture rétrospective des réformes engagées par la CNAS depuis 2003, le ministre dira que les dépenses liées au seul remboursement des médicaments ont atteint en 2012 près de 120 milliards de dinars. Aussi, estimera-til, «la réforme du système de financement de la caisse d'assurance s'impose». «Nous devrons élargir, comme cela se fait à travers le monde, les sources de financement de la caisse». Par ailleurs, Louh annoncera «qu'un projet de loi portant sur la création des mutuelles était en cours».
Louh tance le directeur de l'ANSEJ
Déçu, visiblement, par les performances de l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes de Constantine, Tayeb Louh a exigé du directeur de wilaya des explications. Un délai de trois jours lui a été accordé pour établir un rapport détaillé sur le fonctionnement de l'agence. En effet, le ministre, qui suivait une présentation portant sur les travaux de l'agence, a trouvé le nombre de projets étudiés et financés dans une wilaya de l'envergure de Constantine en deçà de la moyenne. «Il y a quelque chose qui ne va pas. Il y a quelque chose qui cloche» s'est indigné le ministre. Selon les chiffres fournis par le directeur de l'agence, cette dernière n'a visé que 1027 dossiers en 2012 et 800 en 2011. Alors que le dispositif de la Caisse nationale d'assurance chômage, CNAC, destiné aux chômeurs âgés de 30 à 50 ans a validé 1 411 projets en 2012 pour 3 443 postes d'emploi générés.
F. B.
SERVICE ORL DU CHU DE ANNABA
Des implants cochléaires pour huit enfants
Une formation théorique et pratique pour la prise en charge de la surdité de l'enfant a débuté ce dimanche au service d'Oto Rhino Laryngologie (ORL) de l'hôpital Dorban, relevant du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Annaba.
Cette formation qui durera trois jours, portera sur des chirurgies en live pour l'implantation cochléaire de pas moins de huit enfants souffrant de surdité. Ces journées verront la participation du professeur Bozorg Graeli Alexis, chef de service au CHU de Dijon (France). Le professeur Bozorg intervient dans le cadre d'une convention établie entre le service ORL de Annaba et celui de Dijon. Outre les huit enfants qui seront implantés en live, des conférences sur «le diagnostic précoce des surdités neurosensorielles néo natales», «les étiologies des surdités néo natales» et la stratégie de prise en charge de la surdité neurosensorielle par implant cochléaire» sont au programme de ces journées. Une semaine auparavant, un cours d'enseignement ORL, le 41e, à travers deux conférences a été dispensé par le professeur Philipe Romanet, professeur titulaire à la faculté de médecine de Dijon et auteur de publications scientifiques dans le domaine de l'ORL. Elles avaient pour thèmes : la surdité de transmission et l'otite chronique aussi bien chez l'enfant que chez l'adulte. Toutefois, la majorité des résidents à qui étaient destinés ces cours n'ont pas assisté, s'est désolé le professeur Saïdia, chef de service ORL de Annaba et également président de la Société algérienne éponyme, organisatrice de ces journées. Pour les résidents, leur absence est motivée par la grève qu'ils observent depuis plusieurs mois, en raison entre autres, de «la faiblesse de la formation», selon leurs dires. Concernant les implants cochléaires, le professeur Saidia fait savoir que «la prise en charge d'un enfant pour un implant cochléaire passe par différentes étapes allant du diagnostic au réglage et à la maintenance, en passant par la chirurgie proprement dite. Acet effet, il y a le bilan-diagnostic à faire d'abord, ensuite l'acte opératoire et anesthésique, ainsi que la rééducation orthophonique et psychologique », précise la même source. Pas moins de 375 enfants venant de plusieurs wilayas du pays ont été implantés depuis 2007 au service ORL de Annaba, année qui a vu l'introduction de cette spécialité au sein de ce service, indiquera le professeur Saidia. Depuis 2008, le ministère de la Santé prend en charge les coûts induits par l'acquisition des implants cochléaires, relève le professeur Saidia dont le service est classé référence nationale depuis 1996. «le coût de l'implant peut paraître excessif, mais il est très inférieur à celui induit par la prise en charge à vie d'un sourd-muet que le handicap exclut de la connaissance, de la communication et du monde de travail», souligne le professeur Saidia.
A. Bouacha
EL TARF
200 fellahs revendiquent leur indemnisation
Plus de 200 fellahs ont organisé un sit-in, hier matin, devant le siège de la wilaya pour revendiquer la perception, dans les meilleurs délais, des indemnisations, suite aux inondations du mois de février de l'année passée (2012) et ce, selon les constats faits par les experts agricoles assermentés, désignés, par ailleurs, par la direction des services agricoles (DSA).
Les autorités locales dont le directeur des services agricoles et le représentant personnel du wali ont reçu dans la même journée, une délégation de cinq personnes, composée de représentants des fellahs mécontents, dont le président du bureau de wilaya de l'UNPA (Union nationale des paysans algériens). Au cours de cette réunion, le président de l'UNPA a expliqué aux représentants du wali que les fellahs sinistrés, concernant le volet indemnisation en bovins, sont lésés à cause de l'insuffisance du montant alloué qui est de 20 milliards de centimes pour les animaux dans leur ensemble (bovins, caprins, ovins et ruches), alors que les indemnisations pour ce chapitre ont été dépassées pour atteindre les 23, 2 milliards de centimes. «Ces indemnisations sont l'émanation d'une Instruction du ministre de l'Agriculture portant le numéro 246 datée du 12 mars 2012, stipulant clairement que les fellahs sinistrés doivent être indemnisés pour la reprise de leurs activités. En ce sens, l'Etat a débloqué un montant de 72 milliards pour cette opération», a indiqué le président du bureau de wilaya de l'UNPA. Et d'ajouter «les représentants de l'administration se sont engagés à faire part de nos revendications au ministre de tutelle». Mais, le comble de cette affaire, selon des sources crédibles informées des tourments et des dessous du monde agricole et de ses affaires scabreuses, «les montants ont été gonflés à dessein et on a masqué la réalité des pertes dues aux inondations de 2012». «Il y a anguille sous roche. Le Premier ministre devra dépêcher une commission d'enquête pour arrêter cette mascarade, plutôt, cette arnaque et la dilapidation des deniers publics. C'est carrément du vol de manière déguisée et légalisée avec la bénédiction des experts et de l'administration», ont tenu à affirmer des fellahs intègres. Ceux-ci ont ajouté : «Certes, il y a avait des fellahs sinistrés, mais pas de cette ampleur. C'était un filon pour se faire de l'argent sur le dos de la collectivité et un moyen pour certains responsables, de faire campagne électorale, lors des dernières élections, avec l'argent de l'Etat. C'est un secret de polichinelle dans la wilaya d'El Tarf».
Daoud Allam
Les accidents de la route en nette augmentation
Les accidents de la route ont augmenté de 3,81% durant l'année 2012 par rapport à l'année 2011 alors que le nombre des victimes a progressé de 55 personnes, soit une augmentation de 7,57%. De fait, un total de 435 accidents a été enregistré en 2012 contre 419 en 2011, soit une augmentation de 16 accidents, selon le bilan de l'année 2012 établi par le groupement de gendarmerie de wilaya. Des accidents qui ont fait 37 morts et 749 blessés. Les causes de cette hécatombe sont dues principalement à l'inconscience quant au danger du non-respect du code de la route en général, par les conducteurs et les piétons sans distinction et ce nonobstant les multiples campagnes d'information et de sensibilisation initiées par les structures de la Gendarmerie nationale. Il est à noter que la wilaya compte 63 194 véhicules, avec 87 234 personnes ayant le permis de conduire. Reste que l'introduction du permis à points freinera certainement les ardeurs des conducteurs désinvoltes qui font fi des lois régissant la sécurité routière.
D. A.
AIN BEIDA
Arrestation d'un groupe de jeunes ayant créé un lieu de jeux de hasard
Selon la cellule de communication de la Sûreté de wilaya d'Oum El Bouaghi, nous apprenons que les éléments de la Sûreté d'Aïn Beida ont, suite à des informations parvenues à leurs services faisant état de l'existence d'un lieu secret où, des jeunes s'adonnent à des jeux de hasard, procédé à une intervention. La police a investi le lieu indiqué, où sept personnes ont été arrêtées en flagrant délit dont parmi eux un malfaiteur recherché par les services de police. Une somme d'argent et des armes blanches prohibées ont été saisies sur les lieux. L'enquête a déterminé que le propriétaire des lieux, B. R., âgé de 37 ans en compagnie d'une équipe de repris de justice s'adonnaient souvent à des jeux de hasard, dans ce quartier de la ville. Présentés devant le procureur de la République près le tribunal d'Aïn Beida, ce dernier a ordonné la mise en détention provisoire du propriétaire des lieux et de son complice B. H., au motif de constitution de lieu de jeux de hasard réprimé par la loi. Une troisième personne, B. T., qui fait l'objet d'un mandat d'amener, a été présentée devant la Cour d'Oum El Bouaghi et emprisonnée à son tour.
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