Les transporteurs de marchandises du port de Annaba ont enclenché, depuis dimanche dernier, un mouvement de grève pour contester l'anarchie prévalant au sein de l'infrastructure portuaire. Une situation générée selon certains d'entre eux, par la politique de deux poids, deux mesures appliquée par les opérateurs économiques.
«Nous sommes soumis à un véritable racket, opéré par les opérateurs économiques, qui recourent à des transporteurs hors wilaya de Annaba», nous dira un jeune transporteur dont le semi-remorque éprouve de grandes difficultés pour accéder au port de Annaba, pendant que des wilayas du Centre et de l'Ouest y parviennent facilement.
Dans ce sens, il est fait état que les laisser-passer délivrés par la PAF, ont une durée de 30 jours, comme le stipule le règlement intérieur, sauf que ces documents d'accès sont refusés à l'entrée de l'institution, sans qu'une justification valable ne soit avancée par les postes d'entrée.
Autre souci relevé par les contestataires, celui relatif au bon de chargement. Les transporteurs autorisés à entrer au port pour charger, on le leur demande à la sortie. Certains refusent de le remettre, au mépris de la loi.
Dans le même sillage, les conducteurs des semi-remorques immatriculées hors wilaya de Annaba, sont autorisés à entrer au port pour effectuer un déchargement si la marchandise est transportée d'une autre wilaya vers le port de Annaba. Une règle régissant le transport au sein du port, comme expliqué par un transporteur gréviste.
Sauf que ces transporteurs viennent en concurrents. Une situation encouragée par les opérateurs économiques de la wilaya de Annaba qui préfèrent travailler avec des transporteurs étrangers. «Il y a à boire et à manger avec ces transporteurs», ont crié les contestataires.
Ces derniers, à travers cette action, interpellent les instances concernées quant à l'application pure et simple des textes de loi internes qui stipulent que, les camions non immatriculés à Annaba, sont interdits de déchargement au port de Annaba. Ce règlement entravé, engendrerait, de facto, une forte amende à l'encontre du propriétaire de l'engin avec la saisie de ce dernier.
Face à une situation qualifiée de pourrissement avancé, les transporteurs ne sachant plus à quel saint se vouer, décident de camper sur leur position jusqu'au dénouement du conflit.
Par ailleurs, il convient de noter que l'institution portuaire de Annaba, n'est pas au bout de ses perturbations. Cette action, intervient deux semaines après le mouvement de grève engagé par les marins pécheurs et les armateurs, relevant du même port, au motif du squattage du bassin d'accostage par des bateaux de pêche domiciliés dans des wilayas du Centre et de l'Ouest.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahida BAHRI
Source : www.lexpressiondz.com