Annaba - A la une

Le «Non, mais...» de Talai El-Houriat



Le «Non, mais...» de Talai El-Houriat
Réunis à Annaba, les cadres et militants du parti politique Talai El-Houriat de Ali Benflis ont clairement annoncé qu'en l'état actuel de la situation politique du pays, ils seraient contraints de ne pas participer aux prochaines législatives.C'est en tout cas ce qu'ont déclaré le Dr Ahmed Adimi et Dr Salim Kalala, tous deux membres du bureau politique aux côtés du Pr Azzedine Ayadi et Nourredine Taleb, ancien ministre et membre du barreau de Annaba. Ils étaient ce samedi à Annaba dans le cadre d'une conférence régionale sur le thème «quelles voies et moyens de transition démocratique». Y ont participé des responsables des structures décentralisées du parti en activité dans les wilayas de l'Est du pays. Il en ressort des déclarations faites tout au long de la conférence tenue hier au palais de la culture Mohamed Boudiaf de Annaba, que le système politique actuel ne permet pas une réelle démocratie. D'autant, précise le Dr Ahmed Adimi, qu'il n'y a aucun dialogue avec l'opposition. Celle-ci n'a jamais été conviée à discuter de l'avenir du pays. «Cet avenir concerne tous les Algériens. Aller à l'APN pour seulement lever la main en signe d'assentiment à tout ce qui se fait en dehors de cette institution, n'est pas une démarche rassurante. Le pays est à la dérive, il est temps de sortir des sentiers battus et de travailler ensemble pour corriger ce qui peut l'être», a indiqué Dr Salim Kalala. Il devait citer de nombreux pays où la démocratie s'est rapidement installée, ceux où elle a mis des années avant d'être appliquée et ceux où elle est soumise à la volonté de puissances étrangères. «L'Algérie fait partie des Etats qui stagnent dangereusement», a estimé le Dr Salim Kalala. A cette conférence régionale de Annaba du parti de Ali Benflis, l'on a parlé de lois de fonctionnement désuètes et de formations sociétales conservatoires. Les deux intervenants ont abordé la question du programme de leur parti. Ils ont affirmé qu'il est prêt à être mis en application aussitôt entamé le changement devenu nécessaire au vu de l'impasse politico-constitutionnelle d'une rare gravité. Comme ils se sont attardés, chacun en ce qui le concerne, a relevé les nombreuses lacunes sociales, économiques et institutionnelles dans la gestion du pays. L'un et l'autre ont estimé que pour en venir à bout, il convient de les attaquer à la base. Au fil de leurs interventions, les deux cadres du parti Talai El-Houriat en ont inventorié en Algérie et dans de nombreux pays africains, asiatiques et européens. Ils n'ont pas manqué de souligner le rôle de l'armée dans le maintien de la sécurité. Précisant que c'est parce qu'elle ne s'est pas mêlée de politique que l'armée nationale populaire a été efficace.
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