Annaba - A la une

Le marais de la Mekhada menacé par la pollution



Selon des sources concordantes, le marais de la Mekhada (El Tarf), qui est une zone humide palustre de la plaine de Mefragh, est menacé, actuellement, par les huiles usagées des stations-service environnantes, situées en bordure de la RN44, à la sortie ouest de la commune du Lac des Oiseaux en allant vers la ville de Annaba.Cette pollution fait des ravages à la faune. Le marais héberge 17 espèces d'oiseaux, et la flore de cette zone d'épandage s'étale sur plus de 8 900 ha.
Joint par téléphone, expert en écologie et enseignant à l'université, M. Baba Ahmed Rafik a expliqué que «le marais de la Mekhada se situe à 20 km à l'est de la ville d'Annaba, à 20 km du chef-lieu de wilaya, El Tarf, et à 45 km à l'ouest de la ville d'El Kala. Ses eaux sont douces, à l'exception de sa partie aval, qui est saumâtre, en raison du contact à l'embouchure avec la mer Méditerranée. Il est alimenté par les oueds Bounamoussa et El Kebir au nord. Il est bordé par des dunes littorales le séparant de la mer Méditerranée, et au sud, par les massifs argileux et forestiers de la commune de Chaffia. Sur le plan administratif, il fait partie de la commune de Sidi Kassi, daïra de Ben M'hidi.
Le marais de la Mekhada a une période d'inondation s'étalant sur 9 mois. La végétation hélophyte recouvre environ 80 à 90% de la zone inondable. En hiver, il se transforme en site d'accueil et de gagnage pour des milliers de canards et autres oiseaux d'eau. En été, il héberge la nidification de plusieurs espèces intéressantes, dont au moins une, l'érismature, à tête blanche classée, en voie de disparition sur la liste rouge de l'UICN. C'est un site classé, zone Ramsar». Et d'affirmer que «c'est un patrimoine écologique que nous sommes tenus de protéger coûte que coûte contre les multiples pollutions qui le menacent». Dans la même veine, des cadres de la Conservation des forêts ont révélé que «la Direction de l'environnement, nonobstant les multiples rapports envoyés par la Conservation, n'a pas bougé le petit doigt pour arrêter ce massacre de la nature à ciel ouvert. Il y a péril en la demeure et ces stations doivent se conformer, impérativement aux normes de protection de la nature. Les huiles usagées des véhicules légers et lourds doivent être systématiquement collectées».
D. A.
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