Tripartite, élargie aux syndicats autonomes, au mois de septembre, rentrée parlementaire pour les premiers jours de ce mois de septembre, des rumeurs de remaniement ministériel et mouvement dans le corps des walis à brève échéance, bref c'est la rentrée sociale dans quelques jours. Une rentrée que d'aucuns prédisent houleuse et agitée. Le contexte social et politique s'y prête.Tripartite, élargie aux syndicats autonomes, au mois de septembre, rentrée parlementaire pour les premiers jours de ce mois de septembre, des rumeurs de remaniement ministériel et mouvement dans le corps des walis à brève échéance, bref c'est la rentrée sociale dans quelques jours. Une rentrée que d'aucuns prédisent houleuse et agitée. Le contexte social et politique s'y prête.
La rentrée sociale est toujours vécue par les pouvoirs publics avec beaucoup d'appréhension. Et à juste titre. Le monde du travail reprend du service après une période plus ou longue de farniente, due aux vacances et à la torpeur de l'été. Plus que les années passées, cette période a coïncidé avec le début des départs en congés et le mois de Ramadhan.
La longue période de «somnolence» à laquelle ont eu droit les Algériens a eu un impact négatif sur les performances de l'économie nationale et sur les activités partisanes et syndicales. Et surtout des attentes des citoyens et des revendications des travailleurs remises à plus tard, c'est à dire à la rentrée sociale. Le gouvernement, lui, s'est préparé pour faire face, s'attendant à une rentrée sociale et politique assez difficile.
La grogne des travailleurs est perceptible. Le ton a été donné par la corporation des postiers qui a débrayé pendant plus d'une semaine, durant ce mois d'aôut. Les engagements du ministre de tutelle à prendre en charge les doléances des travailleurs grévistes n'ont pas pour autant ramené le calme du côté du Syndicat national autonome des travailleurs de la Poste (Snap) qui appelle à la tenue d'une réunion de son bureau, pour arrêter les voies et moyens «appropriés», pour faire face à la situation. Les travailleurs de Arcelor Mittal restent toujours sur le sentier de la guerre.
Les soubresauts qui agitent le géant de l'acier de Annaba ne sont pas près de s'arrêter. Les travailleurs maintiennent la pression sur le gouvernement pour «renationaliser» le complexe sidérurgique aux mains de la multinationale indienne du fer et de l'acier. Le port d'Alger, aux mains des Qataris vit lui aussi des convulsions à répétition.
Le risque de sa paralysie dans les prochains jours est plus que jamais présente. Ces trois secteurs névralgiques ont donné toute la mesure du défi qui attend le gouvernement pour cette rentrée sociale qui risque d'être grandement chahutée par le corps des enseignants et celui des médecins de la santé publique qui attendent de voir s'améliorer leur situation. Une situation qui reste tributaire de la signature la loi de finances complémentaire 2013 (LFC 2013). Un texte qui devait être signé par le président de la République au mois de juillet dernier.
La maladie du chef de l'Etat a tout remis en cause, remettant aux calendes grecques la signature de la LFC 2013, remettant ainsi du même coup le financement de certaines dépenses indispensables à la poursuite de l'action gouvernementale. Les médecins et les enseignants, qui remettent au goût du jour leurs revendications ne sont pas près de lâcher prise. De fortes «agitations» socioprofessionnelles qui risquent de perturber grandement la vie sociale du pays.
La parade envisagée par les pouvoirs publics : un remaniement ministériel est fortement pressenti pour les premiers jours de septembre. Les nouveaux ministres qui arrivent apporteront du souffle et du dynamisme à l'action gouvernementale. C'est ce qu'il leur sera demandé pour répondre aux attentes des citoyens. Et ils pourront bénéficier pour un temps de la période de «grâce» pour mieux affiner la politique du département dont ils auront la charge.
Des ministres qui auront à montrer leur «doigté» dans certains domaines, notamment la lutte contre le chômage des jeunes. Cette catégorie de la population menace de recourir à des mouvement de protestation à la veille de la réunion de la tripartie, consacrée, elle, à la relance de l'investissement.
La tripartite regroupant le gouvernement, les représentants des travailleurs et les responsables des organisations patronales "aura pour objectif d'étudier les moyens susceptibles d'améliorer l'investissement", avait déclaré le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à plusieurs reprises lors de ses déplacements dans les différentes wilayas du pays à l'occasion de ses visites de travail.
De gros problèmes sociaux auxquels se greffent des problèmes politiques à quelques mois d'une échéance majeure pour la pays : Les élections présidentielles de 2014. Le flou reste total pour le projet de révision de la Constitution. Aucun signe des pouvoirs publics qui atteste que le projet est bien sur les rails et que le processus suit le cours tracé.
La rentrée sociale est toujours vécue par les pouvoirs publics avec beaucoup d'appréhension. Et à juste titre. Le monde du travail reprend du service après une période plus ou longue de farniente, due aux vacances et à la torpeur de l'été. Plus que les années passées, cette période a coïncidé avec le début des départs en congés et le mois de Ramadhan.
La longue période de «somnolence» à laquelle ont eu droit les Algériens a eu un impact négatif sur les performances de l'économie nationale et sur les activités partisanes et syndicales. Et surtout des attentes des citoyens et des revendications des travailleurs remises à plus tard, c'est à dire à la rentrée sociale. Le gouvernement, lui, s'est préparé pour faire face, s'attendant à une rentrée sociale et politique assez difficile.
La grogne des travailleurs est perceptible. Le ton a été donné par la corporation des postiers qui a débrayé pendant plus d'une semaine, durant ce mois d'aôut. Les engagements du ministre de tutelle à prendre en charge les doléances des travailleurs grévistes n'ont pas pour autant ramené le calme du côté du Syndicat national autonome des travailleurs de la Poste (Snap) qui appelle à la tenue d'une réunion de son bureau, pour arrêter les voies et moyens «appropriés», pour faire face à la situation. Les travailleurs de Arcelor Mittal restent toujours sur le sentier de la guerre.
Les soubresauts qui agitent le géant de l'acier de Annaba ne sont pas près de s'arrêter. Les travailleurs maintiennent la pression sur le gouvernement pour «renationaliser» le complexe sidérurgique aux mains de la multinationale indienne du fer et de l'acier. Le port d'Alger, aux mains des Qataris vit lui aussi des convulsions à répétition.
Le risque de sa paralysie dans les prochains jours est plus que jamais présente. Ces trois secteurs névralgiques ont donné toute la mesure du défi qui attend le gouvernement pour cette rentrée sociale qui risque d'être grandement chahutée par le corps des enseignants et celui des médecins de la santé publique qui attendent de voir s'améliorer leur situation. Une situation qui reste tributaire de la signature la loi de finances complémentaire 2013 (LFC 2013). Un texte qui devait être signé par le président de la République au mois de juillet dernier.
La maladie du chef de l'Etat a tout remis en cause, remettant aux calendes grecques la signature de la LFC 2013, remettant ainsi du même coup le financement de certaines dépenses indispensables à la poursuite de l'action gouvernementale. Les médecins et les enseignants, qui remettent au goût du jour leurs revendications ne sont pas près de lâcher prise. De fortes «agitations» socioprofessionnelles qui risquent de perturber grandement la vie sociale du pays.
La parade envisagée par les pouvoirs publics : un remaniement ministériel est fortement pressenti pour les premiers jours de septembre. Les nouveaux ministres qui arrivent apporteront du souffle et du dynamisme à l'action gouvernementale. C'est ce qu'il leur sera demandé pour répondre aux attentes des citoyens. Et ils pourront bénéficier pour un temps de la période de «grâce» pour mieux affiner la politique du département dont ils auront la charge.
Des ministres qui auront à montrer leur «doigté» dans certains domaines, notamment la lutte contre le chômage des jeunes. Cette catégorie de la population menace de recourir à des mouvement de protestation à la veille de la réunion de la tripartie, consacrée, elle, à la relance de l'investissement.
La tripartite regroupant le gouvernement, les représentants des travailleurs et les responsables des organisations patronales "aura pour objectif d'étudier les moyens susceptibles d'améliorer l'investissement", avait déclaré le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à plusieurs reprises lors de ses déplacements dans les différentes wilayas du pays à l'occasion de ses visites de travail.
De gros problèmes sociaux auxquels se greffent des problèmes politiques à quelques mois d'une échéance majeure pour la pays : Les élections présidentielles de 2014. Le flou reste total pour le projet de révision de la Constitution. Aucun signe des pouvoirs publics qui atteste que le projet est bien sur les rails et que le processus suit le cours tracé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Sadek Belhocine
Source : www.lemidi-dz.com