Au total, six chanteurs se sont produits sur scène, émerveillant les amateurs de musique chaâbie, leur offrant plus de 2 heures de plaisir. La soirée fut ouverte par Mohsen Belghassa, qui a enchanté le public en interprétant Lemta nchouf Ettaher, de Mohamed El Adlani, avant de laisser place à Mohamed Ayari, qui a chanté Mohamed Zahouw El Bel.La soirée s'est poursuivie avec le passage sur les planches du théâtre de Graïnia Ahmed, dit Tidjani, avec l'interprétation de Tchawrou âaliya et Ma Hajti b day chmaâ. Mohamed Achouri, fils du Cheikh Khrouf, a chanté, quant à lui, Ya Dif Allaha pour laisser place à Faouzi Mechakra, qui a interprété Salla Allah âalik ya Ennabi Touhami. Le meilleur a été laissé pour la fin.
Le clou du spectacle était le plus célèbre cheikh de chaâbi de l'histoire de ??la coquette'', Cheikh Ibrahim Bey. Ce dernier a ébloui, émerveillé et enchanté le public, le transportant dans un autre monde en rendant hommage au grand Hachemi Guerrouabi, avec l'interprétation magnifique de sa chanson Qorsan Yghannem.
Cheikh Ibrahim Bey a estimé que ce festival est l'une des très rares occasions pour que l'ancienne et la nouvelle générations se croisent et puissent avoir la chance de travailler et de collaborer ensemble. «En dehors du festival, nous tentons déjà de programmer, de nous retrouver pour échanger et transmettre à la nouvelle génération, afin qu'elle prenne la relève. Mais ceci reste rare. Les occasions manquent, et ce festival représente une véritable chance pour tous les chanteurs du patrimoine local et national qu'est la chanson châabie.
Il nous faudrait plus d'événements de ce genre, afin de pouvoir transmettre le maximum. Nous appelons les autorités locales et centrales à ?uvrer pour la multiplication de ce genre d'événements à Annaba», a affirmé le doyen des cheikhs de chaâbi à Annaba, avant d'ajouter : «Néanmoins, il n'y a aucune crainte à avoir par rapport à la sauvegarde de notre patrimoine musical. La ville d'Annaba regorge de jeunes talents et chanteurs hors pair.
La relève est là, et le niveau est tout simplement exceptionnel. Ne vous inquiétez pas pour la musique chaâbie. A Annaba, ce patrimoine est entre de très bonnes mains.» Les soirées du Festival national de la musique et chanson citadine se poursuivent jusqu'au 21 mai, avec un programme 100% malouf.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R C
Source : www.elwatan.com