
Le Nadi Foursane chaâbi Annaba de Aïn Achir ou Club hippique comme préfèrent l'appeler les Annabis, se dirige droit vers une disparition programmée.Le patrimoine de la ville réservé de par sa notoriété à l'activité équestre, fait depuis quelque temps l'objet de manoeuvres de la part de la mafia du foncier à Annaba. S'étendant sur une superficie de plus d'une dizaine d'hectares, le club hippique d'Annaba suscite un engouement sans précédent au sein de la sphère des hommes d'affaires de l'immobilier. Bercés par l'envie d'accaparer l'assiette foncière du club, les acteurs de l'ombre sont prêts à tout, même à sacrifier une discipline sportive. La situation prévalant au sein du club est déplorable. La carrière est dans un état lamentable. Rencontré sur les lieux, le président du club relève que «20 millions de dinars ont été jetés par les fenêtres, pour donner une carrière loin des standards internationaux requises pour cet espace conçu pour ce sport». En effet, cela fait plus de trois ans que les adeptes de cette discipline équestre attendent une rénovation dont l'attente n'a que trop duré. Selon les informations apportées par nos sources, l'entreprise en charge de l'opération de réhabilitation n'a pas respecté le cahier des charges. Les 70% des travaux achevés avec un retard considérable font l'objet de malfaçons, visibles à l'oeil nu.Selon les membres de l'association du club, «le ministère de la Jeunesse et des Sports a débloqué une enveloppe de 70 millions de dinars pour la réhabilitation du club». Ces fonds devaient prendre en charge dans un premier temps la carrière de compétition, la carrière d'entraînement, le chemin de passage, l'écurie, l'électrification et les réseaux d'évacuation des eaux usées, conformément à l'ODS de mars 2014, pour une durée de huit mois. Censé être flambant neuf en 2015, le Ncfa n'est aujourd'hui que bourbier.Loin de ces temps glorieux, celui qui s'est distingué lors de compétions nationales et internationales, le Ncfa était classé parmi les cinq premiers «Il existe 50 club hippiques, celui d'Annaba s'est toujours distingué par les capacités de ses cavaliers et la qualité de ses entraîneurs, mais surtout par ses infrastructures», nous dira le Dr Bentellis. Ces préoccupations et bien d'autres sont à l'origine du malaise des amoureux de cette discipline qui, si rien n'est entrepris, ce sport de noblesse risque de disparaître, au grand bonheur des forces occultes. La résistance du Nadi Foursane de Aïn Achir tire sa force de l'amour que portent les adeptes du sport équestre à cette discipline et aux talents de la noblesse. Ces derniers, dans un cri de détresse lancé par la voix de leurs amoureux, interpellent les autorités locales et les hautes sphères de l'Etat quant à une protection réelle et directe des complots mafieux, pouvant être orchestrés par le pouvoir de l'influence et de l'argent. Une réalité qui n'est un secret pour personne dans la wilaya d'Annaba, où, depuis quelques années le diktat de la mafia du foncier règne en maître des lieux. A défaut d'une réaction tant locale que centrale, l'avenir du club hippique d'Annaba serait incertain. La survie de ce patrimoine ne tient qu'aux efforts fournis par les membres de l'association du club qui sont en réalité des adhérents, s'engageant pour la plupart à prendre en charge les soucis de tous bords. Ne demandant qu'à être protégés des obstacles interférant dans leurs actions de préservation de la discipline et surtout sa promotion. C'est une fourmilière qui oeuvre dans ce sens, avons-nous constaté sur place. Bien que l'étau se resserre chaque jour un peu plus, comme la fermeture des infrastructures génératrices de rentes, comme le club des adhérents, il n'en demeure pas moins que la volonté se manifeste de manière de plus en plus déterminante. Cette dernière se traduit par la création, sur le compte d'un adhérent d'un club de poneys, réservé aux potaches de 5 à 10 ans, d'une aire de jeux pour enfants, ainsi que d'une auberge de jeunes de 60 lits, entre autres perspectives prometteuses pour le club hippique d'Annaba. «Qu'on nous laisse faire et travailler», nous dit-on.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahida BAHRI
Source : www.lexpressiondz.com