L'une après l'autre, les unités de production dans divers activités ferment ou gèlent leurs activités. Bien que maintenu dans la confidentialité, il y a une vingtaine de jours, a amarré au port de Annaba, un navire. Il est prévu pour une première opération d'exportation après plusieurs mois d'arrêt des unités de production de Fertial.C'est une entreprise algérienne spécialisée dans la production des produits pétrochimiques. Elle avait été fermée à la suite de l'explosion d'une de ses unités. Il y a aussi les arrêts et autres suspensions des activités au complexe sidérurgique El Hadjar. Il s'agissait de rupture de stock de minerai durant quelques jours pour cause de mauvais état de la voie ferrée reliant Ouenza-Boukhadra-Annaba. Est intervenue par la suite où le sera dans les prochains jours, la fermeture de la société Sovac justifiée nous a-t-on dit par une rupture de stocks des kits CKD/SKD. Cette situation avait été précédée par arrêt survenue à l'usine Renault Algérie. Le 19 octobre 2019, cette entité suspendait ses activités. Ce qui avait mis quelque peu mal à l'aise ses partenaires algériens. C'est que, dès le mois d'octobre 2019, l'important constructeur automobile «Suzuki » devait s'installer en Algérie. Rien ne s'était opposé à ce que cette opération aboutisse.
D'autant que tous les documents en relation avec ce partenariat avaient été signés. Pour les animateurs algériens de ce secteur, il s'agissait de relancer l'industrie dans son ensemble. Il reste que pour plusieurs hauts responsables, la démarche aurait permis d'atteindre un autre objectif. Celui de hisser le niveau d'exploitation des mines de fer de Ouenza et Boukhadra. A ce niveau, la Société du Fer de l'Est (MFE) veille au grain. D'autant qu'outre le changement intervenu à la tête de la direction générale de l'entreprise, est aussi venu s'installer «Tosyal?» le partenaire étranger spécialiste dans la production d'acier plat. Les performances de cet opérateur économique turc ont été stimulées par de nouveaux investissements. Ils sont destinés à renforcer davantage sa position dans l'industrie.
Notamment au moyen de centres de production d'acier plat et de construction de Tosçelik Osmaniye. Elle avait été entamée en avril 2008 au terme d'un processus d'investissement rapide. Ce dernier a persisté malgré la crise économique mondiale après le lancement de la première production d'acier liquide et de billettes en août 2009. Cette performance avait été suivie par la mise en service du laminoir à chaud en novembre 2009. C'est la première installation de production d'acier plat du secteur privé turc. Elle a été ouverte en 2010 par Recep Tayyip Erdo?an. Il s'agit du Premier ministre de l'époque, avec mise au service de l'industrie turque sur la base d'un accord de partenariat conclu entre la société des Mines de Fer de l'Est et celle turque Tosyali. La démarche se voulait également une alerte à l'intention des autorités algériennes à l'effet d'éviter le bradage des ressources minières.
«Nous reprochons à nos responsables de ne pas trop appuyer leur regard sur les enjeux de l'exploitation du fer de Ouenza et Boukhadra. Particulièrement ces cinq dernières années durant lesquelles ils paraissaient ne pas se soucier des intérêts nationaux. On ne peut pas se permettre d'engager des négociations avec un seul partenaire pour étudier pareil dossier de surcroit, dans des conditions qui relèvent du confidentiel», révèle un des cadres du complexe sidérurgique El Hadjar. Reprenant les propos d'un de ses partenaires, il a ajouté «on ne peut pas réduire la capacité de transformation industrielle alors que nous disposons d'un important potentiel. Comment peut-on laisser des opérateurs économiques algériens sans activités avec des milliers de postes de travail dans un dossier aussi important avec un réel impact socioéconomique ».
Sous le sceau de l'anonymat, sollicité à l'effet de donner son avis sur la situation de son entreprise, un agent a indiqué que l'État a volontairement bradé ses moyens de production. Comme il a refusé d'étoffer la liste de ses négociateurs dans tous les domaines. D'autres ont reproché aux responsables de la Société des Mines de Fer d'Algérie (SOMIFER) de ne pas avoir mesuré les enjeux que représente l'exploitation du fer de Ouenza et Boukhadra. Il a été également question de faiblesses des capacités des négociateurs algériens mis face à leurs vis-à-vis étrangers.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Djabali
Source : www.lnr-dz.com