
Par Maâmar FarahDès que je reviens à Annaba, il me prend aussitôt l'envie de la quitter ! Bien sûr, si vous passez trop vite, vous n'allez pas voir ce que j'y vois : oui, on badigeonne, on refait quelques trottoirs, on arrose les palmiers hawaïens (l'import-import a les bras longs !), on tente de cacher la hideur d'une cité qui fut jadis «Coquette». Pourtant, il n'est pas difficile de voir l'horreur juste derrière le cours de la Révolution. Une vision apocalyptique : en face du bureau du Soir d'Algérie, derrière le parking de la rue du CNRA, s'amoncellent des montagnes de détritus, sous des maisons en ruine qui, de temps à autre, s'effondrent carrément. Les chats, ici, ont peur des rats ! Je peux le dire et il faut me croire puisque je voyage beaucoup : Annaba est la ville la plus sale d'Algérie. Je peux citer mille autres exemples, comme ces promotions immobilières pour pistonnés Premium qui gangrènent les rares espaces verts. Je peux aussi parler de la saleté morale qui y prospère depuis que le Parlement a ouvert ses portes aux sacs-poubelle (sic) remplis de dinars. Depuis la mort du brave Sendid, tous les chantiers qui présentaient un danger réel à cause de l'instabilité des terrains sur les hauteurs de Sidi Aïssa ont repris. Les cadres des travaux publics et de l'urbanisme sont impuissants face aux interventions, menaces et intimidations. Quand il y aura une catastrophe (beaucoup plus grande que l'effondrement d'une route à Sidi Aïssa), il faudra bien désigner et juger les responsables. Souhaitons beaucoup de courage au nouveau wali, si jamais on en désigne un car la maffia n'en veut pas et la maffia a les bras longs !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Soir d'Algérie
Source : www.lesoirdalgerie.com