
À Annaba où il était hier à l'occasion du 3e regroupement régional de sa formation politique, qu'il a présidé dans l'enceinte du palais de la culture Mohamed-Boudiaf, Abderrazak Makri n'a toujours pas défini la position du MSP par rapport aux législatives de 2017.Il a, une fois encore, été vague à ce propos, en indiquant que son parti n'est pas prêt pour affronter cette échéance, car la hantise de la fraude est toujours omniprésente en Algérie, arguera-t-il pour expliquer ces atermoiements. "Arrêtez avec la fraude et laissez le peuple choisir librement ses représentants !", lancera-t-il à l'adresse des dirigeants. Evoquant la loi de finances 2017 et les possibilités de relance économique qui sont offertes au pays, Abderrazak Makri se montrera sceptique, voire pessimiste, quant au futur immédiat qui s'annonce sous de sombres auspices, augurera-t-il. "L'avenir fait peur. Cette loi de finances escompte fondamentalement et essentiellement sur la collecte des impôts. C'est un leurre que de se focaliser sur la fiscalité, alors que tout le monde sait parfaitement que l'économie du pays est minée par l'informel", lance-t-il, en rappelant qu'il y a à peine 700 000 entreprises en Algérie, alors qu'il en faudrait au moins 2 millions pour prétendre à une croissance économique significative. De plus, devait-il ajouter, la majeure partie de la masse laborieuse en âge de prétendre à ce droit se précipite vers la retraite sous toutes ses formes par crainte des lendemains sans perspectives et l'absence d'assurances véritables. "L'opinion publique doit être alertée sur la crise des caisses de retraite qui se profile et sur le poids des impôts qui sont exigés des citoyens par les gouvernants en poste. Ce n'est pas le meilleur moyen pour faire prospérer le pays, trop d'impôts tuent l'économie, et ce n'est pas une vue de l'esprit, car dans une telle situation, il devient impossible de créer des richesses et les emplois qui les accompagnent."A. Allia
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed Allia
Source : www.liberte-algerie.com