La semaine a commencé par une déclaration d'Ahmed Ouyahia annonçant que le gouvernement ne laissera pas le complexe sidérurgique sombrer dans la faillite. Le lendemain, dimanche, le complexe est déclaré en situation de cessation de paiement avec le dépôt de la déclaration auprès du tribunal d'El Hadjar. Le même jour, la Banque extérieure d'Algérie (BEA) affirme que le groupe cherche à lui endosser la responsabilité dans les difficultés financières dans lesquelles il se débat depuis quelque temps.Avant-hier, nouveau rebondissement dans ce dossier avec la sortie du groupe, à partir de Paris, pour démentir le dépôt de bilan de la filiale d'AreclorMittal à Annaba, déclarant que des négociations sont en cours avec le partenaire financier, en l'occurrence la BEA. Hier, c'était au tour de cette banque de confirmer l'information en déclarant qu'ArcelorMittal a donné son accord pour les garanties financières exigées pour l'obtention du crédit de 14 milliards de dinars.Ainsi, chaque jour apporte du nouveau dans cette affaire qui n'a que trop fait parler d'elle depuis deux ans. Particulièrement depuis le renouvellement du contrat entre le gouvernement algérien et la maison mère en septembre dernier.
Difficultés financières, grèves, baisse de production et fermeture de tuberies font le quotidien de ce complexe qui nourrit des milliers de familles. D'où la montée au créneau du syndicat, qui a menacé de se déplacer à Alger pour demander que les choses soient sérieusement prises en charge de manière à sauver l'outil de production. Finalement, cette protestation n'aura pas lieu après les derniers développements. Mais le complexe reste toujours au c'ur d'une tourmente qui ne dit pas son nom. Le géant indien a fini par plier devant la menace du gouvernement de reprendre le complexe en donnant des garanties. Finira-t-il par respecter ses engagements en augmentant la production et en menant à bon port le plan d'investissement prévu à moyen terme ' Car, un scénario du même genre peut ressurgir à l'avenir. ArcelorMittal, qui a été lourdement frappé par la crise économique mondiale en 2008, fait face à de grands risques de subir les répercussions de l'actuelle crise dans la zone euro. Il est donc dans l'obligation de s'aligner sur les exigences du gouvernement qui pourrait, de son côté, brandir à tout moment sa menace de reprendre le complexe qui a jadis fait la fierté de l'industrie algérienne. Des deux côtés, des efforts sont à faire pour maintenir l'outil de production et apporter de la valeur ajoutée pour une économie qui peine à démarrer. Le gouvernement qui a reconduit le partenariat en 2011, en dépit des mises en garde du syndicat, est plus que jamais appelé à mettre en place des garde-fous pour suivre de près l'évolution de la situation au sein du complexe.
S. I.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samira Imadalou
Source : www.latribune-online.com