Annaba

La spéculation sur toute la ligne Commerce pendant le ramadhan à Annaba



Certes, c'est le mois de la solidarité et la miséricorde, mais pour un petit nombre de gens seulement, pour tous les autres, et, cela saute aux yeux, c'est celui de tous les péchés.Depuis le début du mois de Ramadhan à Annaba, l'anarchie est totale dans les prix des produits alimentaires, les viandes, les oeufs, le poisson, l'huile, fruits secs et frais, les boissons, l'eau minérale' Tout est disponible et même en surplus mais à la portée de quelques rares bourses. En effet, face aux étalages des produits, les consommateurs sont rares ou très hésitants. La criée et l'achalandage imposent la loi des prix sans pour autant attirer grand monde. A El Hattab, au marché couvert, à La Colonne ou à Oued Dheb, le cours des affaires fait bien grise mine. Les couffins sont en majorité vides. Les petits vendeurs de sachets alimentaires n'arrivent pas à écouler leur produit. Les commerces de volaille et les boucheries n'attirent pas grand monde. Contrairement aux magasins spécialisés dans le commerce des produits congelés ou la viande fraîche importée, où chaque matin des files humaines composées de toutes les couches sociales de la société se forment.
A El Hattab dans les comptoirs frigorifiques des centaines de poulets plastifiés attendent preneurs à 320 DA/kg. Les prix de la viande ovine ou bovine ont atteint des cimes pour devenir véritablement indécents. Rien qu'à les voir, l'on est pris de vertige où le kilogramme varie, selon la qualité, de 1500 à 2000 DA. Ce qui explique que peu de clients se hasardent à en acheter. «C'est la catastrophe. Alors qu'à la veille du ramadhan nous arrivions à écouler d'importante quantité, ces premiers jours de ramadhan seuls quelques-uns parmi nous auraient réussi à vendre chaque jour une vingtaine de poulets», avoue un des bouchers spécialisés dans la volaille à El Hattab.
Il oublie de préciser, néanmoins, que le prix du kilogramme de poulet a pris des ailes, frôlant les 400 DA/kg. A cela, il faut ajouter également l'arnaque à la pesée. «Bien que nous ayons baissé les prix à 340 DA/kg, les clients se font de plus en plus rares. C'est pourquoi nous nous sommes mis à la criée pour attirer le maximum de clients que pratiquement nous harcelons pour écouler notre marchandise», abonde un autre boucher. Situation similaire en ce qui concerne la viande rouge ovine et bovine. La disponibilité en quantité et en qualité de celle congelée et fraîche d'importation a faussé les calculs des maquignons. Attirés par des prix abordables, les consommateurs se sont rués sur les boucheries du congelé et de la viande fraîche. Il va de soi lorsqu'on sait que le prix de la viande ovine congelée est de 700 DA/kg et celle bovine de 600 DA/kg, alors que celui de la viande fraîche balance entre 1000 et 1200 DA/kg. Au péril de leur santé, d'autres aux faibles bourses se dirigent vers le marché de Souk Ellil de Oued Dheb où l'abattage clandestin fait rage.
Dans ce lieu, le kilo de viande ovine est à 600 DA. On peut même prétendre à quelques côtelettes à 700 DA/kg. «A chaque ramadhan, la flambée des prix est automatique. Certes c'est l'économie de marché et les prix sont libres. Mais que l'on soit raisonnable pour permettre aux modestes bourses de s'approvisionner. Heureusement que la tomate, la salade, la pomme de terre, les carottes et les haricots verts sont disponibles à des prix abordables», a affirmé l'un des clients de la boucherie de Leghzala. Du coté des produits agroalimentaires, la situation est peu reluisante. En effet, la spéculation a même gagné le commerce de l'eau minérale. Présumé infectée, l'eau Youkous se vend toujours dans les différents commerces à Annaba au même titre que la Chamia déclarée impropre à la consommation. La promotion de la marque d'eau minérale Guedila a profité aux revendeurs et distributeurs puisque elle s'écoule à 170 DA la palette. C'est à se poser la question de savoir où sont passés les agents de contrôle de la direction du commerce, qui, à force d'être «mouillés», ne font plus leur travail.
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