
La presse en Algérie, qu'elle soit d'expression francophone ou arabophone, a joué un très grand rôle dans le combat libérateur de notre pays. Elle n'a jamais cessé de soutenir les revendications légitimes de notre population algérienne qui a su saisir l'importance de la presse. Ainsi, la liberté de la presse est la mère des libertés et la participation des journalistes aux enquêtes préliminaires peut constituer une vraie avancée pour l'instauration d'un vrai Etat de droit.Dénoncer une infraction pénale s'avère pénible chez beaucoup de citoyens et c'est pourquoi on fait appel à un journaliste; d'ailleurs, le point de départ d'une information judiciaire provient dans la plupart des cas de la presse. Certes, l'aide des journalistes est précieuse parce qu'il faut reconnaitre que des articles parus peuvent permettre aux services de sécurité de mettre hors d'état de nuire des coupables. La liberté d'expression est un élément moteur pour le changement de la société et des mentalités pour laquelle le journaliste d'aujourd'hui a un seul souci : servir son pays. Les menaces, pressions et intimidations sont son quotidien, il est accusé à tort ou à raison de tous les maux. Or, la presse algérienne était durant une période passée soumise à une surveillance très poussée par les autorités, surtout lors de l'instauration de l'imprimatur du temps de Belaid Abdesselam qui avait connu l'interdiction de nombreux titres anciens, disparus de la scène à cause des accusations d'apologie. Aujourd'hui, l'Etat a parfaitement compris la nécessité et le rôle de l'information à l'intérieur et à l'extérieur du pays en laissant une ouverture au champ médiatique audiovisuel qui peut permettre aux politiques ainsi qu'à la population de s'exprimer librement à travers des chaines de télévision. Il faut dire que dans le message du président Bouteflika lors de la Journée internationale de la presse en 2011, il y eut une reconnaissance honnête pour la lutte et le sacrifice accomplis par notre corporation. «C'est une occasion pour moi de dire le respect et la reconnaissance de la nation aux précurseurs qui ont offert leurs talents et leur jeunesse pour l'éclosion d'une presse nationale engagée résolument dans la reconstruction de l'Etat national», faisait entendre le chef de l'Etat. «Les journalistes eux-mêmes doivent prendre conscience de leurs devoirs, assumer leurs responsabilités, s'organiser et accomplir leur part du chemin en termes de régulation paritaire, d'éthique, de déontologie et de défense des droits moraux et sociaux des journalistes», disait-il . Sur le plan professionnel, le journaliste évolue dans des conditions très difficiles et faut reconnaitre qu'en plus du manque de formation, il ne dispose pas de moyens lui permettant d'exercer au mieux son métier. Rappelons aussi que l'accès à l'information reste très difficile malgré le code de l'information de 1990 qui consacre le libre accès à l'information, et pas mal d'entreprises et d'administrations publiques ferment la porte aux correspondants régionaux pour laisser leurs activités dans la discrétion et l'ombre. Il faut que la presse continue son combat contre les grandes affaires de corruption et de dénoncer le type de malversations et la mauvaise gestion des deniers publics qui empoisonne la vie du citoyen. Des usurpateurs de la plume dans le corps de la presse Le métier de la presse dans la wilaya d'Annaba connaît actuellement un certain désordre et un manque de vérification d'identité dans le corps de la profession en question, puisque plusieurs cas d'usurpateurs de fonction semblent être devenus des plumes, alors qu'ils n'ont rien à voir avec le métier, sans la moindre qualification ni même un niveau d'étude universitaire. Ayant déposé des dossiers aussi légers que possible pour la création de nouveaux titres de presse arabophone et n'ayant jamais écrit un seul article sans faute, ils se permettent facilement d'assister aux réunions de la wilaya, à des sorties de travail et autres. Des pigistes, hommes et femmes, dont on n'avait jamais entendu parler durant les années 90, osent frimer avec leur signature toute fraîche ; on les trouve un peu partout à la radio, sur les sites internet et ailleurs. Un beau métier dans notre pays et une réalité vraiment amère où il existe des signatures trompeuses et des maîtres chanteurs au sein de la corporation. Le lecteur a le droit de savoir que la noble mission qui est la nôtre ne tolère absolument pas des falsificateurs et des arnaqueurs sans foi ni loi. Certains correspondants prêtent leurs plumes à des nuls pour quelques sous, les autres ont pu avoir une réputation d'escroc de l'écrit qui ne peuvent même pas former une phrase, des analphabètes qui usent de la tromperie et de l'utilisation de nègres pour arriver à leurs fins. Ceux-là, on les débusque facilement lorsqu'ils prennent la parole, et le plus désolant dans toute cette affaire est d'avoir constaté deux ou trois cas d'hommes et de femmes qui se sont accrochés dans des quotidiens régionaux pendant un certain temps pour tomber dans des affaires délictueuses dans le but d'user et d'obtenir un statut de réfugiés politique en France. L'Etat doit être averti sur cette grave problématique qui salit la noble mission des vrais journalistes algériens, tout en punissant les parasites appartenant à notre corporation journalistique.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Oki Faouzi
Source : www.lnr-dz.com