L'émir le plus sanguinaire de la région de Annaba, Sellami Abdelmalek, a comparu, hier, devant le tribunal criminel près la cour de Annaba. Il devait répondre des différents actes criminels commis.
Engagé à l'âge de 17 ans au sein du Fis dissous, pour se retrouver à l'âge de 34 ans devant la justice, Abdelmalek Sellami a été au terme de trois procès, condamné pour appartenance à un groupe terroriste, à 15 ans de prison ferme. Il a, lors du même procès, été doublement condamné à perpétuité pour homicides volontaires perpétrés à l'encontre des civils et éléments des services de sécurité.
Il a, à son actif, 22 assassinats dont celui du P/APC de Chafia, quatre patriotes de la commune d'El Bouni, quatre pêcheurs et le policier de la station Naftal, dont l'arme avait été récupérée par le terroriste. Il fut aussi l'auteur de l'attaque d'une buvette située sur la route reliant Annaba à Skikda où quatre danseuses ont été égorgées par le terroriste. C'est son sens criminel qui le fait démarquer au sein du groupe terroriste, ce qui lui avait permis de gravir les échelons d'une hiérarchie de tueurs, pour devenir l'émir de la région de Annaba. Abdelmalek Sellami était entre 1992 et 1997 à la tête d'un groupe terroriste, qui avait assassiné quatre militaires, piégés à la montagne de Bouguentas, au flanc des monts de l'Edough, l'assassinat de deux patriotes, à un faux barrage établi à Aïn Barbar, sans pour autant oublier le juge tué sur la route de Séraïdi. C'est celui qu'on surnommait «l'émir à la mahchoucha», qui avait, sous la contrainte de la peur et le racket exercé, obligé les habitants de Aïn Barbar, Roumannettes, Oued Laghlem Oued Laâneb, entre autres localités, à fuir la terreur, laissant derrière eux maisons et terres. Les agissements du sanguinaire se sont poursuivis même après l'anéantissement de ses actions par les services de sécurité. Acculé par ces derniers, Sellami, qui était à la tête de plus de 60 terroristes, avait sollicité le soutien de Hassan Hattab, avec qui il a eu des pourparlers autour d'un éventuel soutien. Refusant de se soumettre au commandement de Hattab, il est allé, en 2011, chercher une alliance avec le GLA (Groupe libyen armé). Comme un rat pris au piège, le terroriste avait déclaré à la barre qu'il avait tenté de se repentir et de se constituer prisonnier, notamment, après le discours du président de la République, lors de sa visite à Sétif. Chose qu'il n'a pas faite et il est resté en cavale. Sellami Abdelmalek a été capturé par les services de sécurité qui avaient engagé tous les moyens de surveillance des points susceptibles d'héberger le sanguinaire. A cet effet, le téléphone de l'intermédiaire avait été mis sur écoute, ce qui a facilité sa localisation. Lors des cinq procès précédents, le mis en cause est revenu sur les 12 dernières années et a égrené les événements auxquels il avait participé et nié d'autres.
Au terme de cinq procès, l'ex-émir jugé pour une batterie de chefs d'inculpation, composés essentiellement de: appartenance à un groupe terroriste, homicide volontaire avec préméditation de plus d'une cinquantaine d'assassinats, incendie et dégradation de biens publics et privés, atteinte à la sécurité de l'état, Abdelmalek Sellami, reconnu coupable des faits qui lui sont reprochées, a été condamné quatre fois consécutifs à la perpétuité.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahida BAHRI
Source : www.lexpressiondz.com