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La nouvelle entité est née



La nouvelle entité est née
Depuis mardi, conformément aux dispositions des nouveaux statuts retirés par ses représentants dûment mandatés, le complexe sidérurgique El-Hadjar, la filière Alfa Pipe et celle des mines de Tébessa sont redevenues propriétés algériennes à 100%. C'en est fini du partenariat avec le groupe indien ArcelorMittal.Il a duré 16 longues années où il s'est beaucoup plus servi de la sidérurgie algérienne pour gonfler ses chiffres d'affaires qu'améliorer le niveau de production du fer et de l'acier du complexe sidérurgique El-Hadjar. Il n'a pas procédé à un quelconque transfert de technologie ou de savoir-faire. Outre les statuts qui lui permettent d'agir en tout lieu et en toute circonstance au nom du propriétaire, le gouvernement algérien, la nouvelle entité économique «Imetal Sidérurgie» dispose, de toutes les prérogatives. En sus des statuts, les représentants ont également entamé les démarches pour l'ouverture de nouveaux comptes bancaires. Avec la remise en marche du Haut Fourneau n°2, les sidérurgistes algériens du secteur public entameront dès la fin du mois d'octobre prochain, la production du fer et de l'acier. Les cadres dirigeants et les 4 000 salariés planchent déjà pour remettre au goût du jour leurs priorités stratégiques. Cette fois, on parle de valorisation des déchets ferreux qui figurera en amont de la liste des actions à entreprendre. Elle contribuera, dans un premier temps à régler le problème posé par la mise au rébut de la cokerie. La voie ferrée Annaba-Tébessa pour le transport du minerai de fer est d'ailleurs l'un des passages obligés que les sidérurgistes d'El-Hadjar devront bien maîtriser pour se positionner dans la compétivité de leur secteur. Selon nos sources, dès le démarrage du HF n°2, le volume de production devrait atteindre les 300 000 tonnes d'ici la fin 2016. C'est d'ailleurs pourquoi, l'on s'est également intéressé à la remise en état de la centrale à oxygène qui se pose en facteur de synergie opérationnelle entre tous les intervenants. L'objectif est d'atteindre une efficience opérationnelle basée sur une bonne coordination des actions, une gestion efficace de la gestion des stocks. « En tous les cas, tout se fera dans le sens du développement de la production», a affirmé un des cadres proche de la direction générale. Du côté du gouvernement, il est question de maintenir l'effort d'investissement, malgré un léger essoufflement observé cette dernière année. Il reste que les ressources humaines seront très sollicitées pour atteindre le niveau de production et de productivité escompté. Cela pourrait aboutir dès 2017, à la signature d'un contrat de performance entre l'Etat Imetal Sidérurgie et le gouvernement. De la liste des résultats desquels doit arriver à court terme l'entreprise, il s'agira de la baisse graduelle des importations de fil machine, rond à béton, tôles laminées à froid et tôles et à chaud. Il s'agit, selon notre interlocuteur, d'un défi que l'Etat impose aux 4 000 travailleurs et leur encadrement de relever pour se refaire une santé dans des conditions de travail optimales. L'on argumente la forte demande du marché national sur les produits sidérurgiques notamment le secteur de l'immobilier et le BTP. Il faut, en effet, noter que ces dernières années avec la baisse de la production sidérurgique nationale, il y a eu des importations massives de fil machine et de rond à béton.
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