Annaba - A la une

L'informel reprend le dessus



L'informel reprend le dessus
Amorcés plus tôt que prévu, l'informel et la spéculation des prix à Annaba enregistrent déjà une embellie sans précédent.Cette année, la valse des prix et la reprise du marché informel ont été précocement entamés. Envahissant tous les espaces publics et parfois même les chaussées, bloquant du coup la circulation dans toutes les artères de la ville, l'informel a, en effet la peau dure. La spéculation outrée, des vendeurs ambulants, sur les prix des denrées alimentaires, fruits et légumes entre autres, a comme à l'accoutumée pointé déjà du nez. La course vers le gain facile, préconise une fois encore la flambée des prix durant le mois de Ramadhan, qui n'est qu'à quelques semaines.En effet, c'est le retour d'une part, en force de l'informel à Annaba et d'autre part, de la continuelle reprise de la spéculation sur les prix des produits de large consommation. Après une conjoncturelle campagne d'éradication du marché parallèle, le commerce informel semble avoir de beaux jours devant lui, puisque la plupart les jeunes se sont convertis dans cette activité illégale, défiant de ce fait toute autorité.Un éventail de produits qu'ils proposent à des prix plus abordables, attirant des dizaines de clients qui se bousculent devant les bâches dépliées sur les trottoirs où sont exposés les articles ménagers sur des armatures métalliques faisant office de tables. On y trouve assiettes, popotes, verres, cuillères, serviettes en papier, bassines, bref, toute une panoplie d'ustensiles pour la ménagère, cédés à des prix défiant toute concurrence.Une fois la campagne d'éradication du marché informel passée, c'est un retour en force de cette activité illicite qui a pris possession des rues et ruelles du chef-lieu de la commune de Annaba. Il faut dire que durant la quinzaine de jours où la pression avait été maintenue par les agents de l'ordre public, la ville avait été nettoyée, les espaces publics rendus aux promeneurs et aux piétons et la cité respirait mieux.Tout était redevenu «normal», ce «normal» qu'on avait oublié et qui a été remis au goût du jour. En effet, les opérations n'allèrent pas plus loin et la situation a dégénéré en moins d'une semaine, notamment à l'approche du mois de Ramadhan.Dès que la surveillance s'est quelque peu relâchée, les vendeurs se sont réinstallés avec, dans un premier temps, de petits cartons posés sur les trottoirs pour «tâter le terrain», pour ensuite y reprendre place carrément et squatter tous trottoirs et espaces publics à l'image de la place du théâtre, transformée en un grand souk. Un informel qui à chaque approche du mois de jeûne, passe à la vitesse supérieure, tout comme la valse des prix des produits de consommation entamée avant l'heure.A priori, rien ne semble arrêter les spéculateurs de tous bords pendant le mois du Ramadhan où les prix s'annoncent aussi chauds que la chaleur du mois de juin, au vu de la vertigineuse grimpée des prix, affichée dans tous les marchés de Annaba.Aussi, les prêches de sensibilisation des imans dans les mosquées, n'ont eu aucun impact, pouvant permettre aux fidèles, surtout les nécessiteux de jeûner avec aisance. Même les «mesures» prises par les pouvoirs publics pour juguler cette hausse infernale imposée par des commerçants indélicats et véreux, n'auront comme chaque Ramadhan aucune influence sur la conscience des commerçants, serviteurs de leur maître (MGR) «Monsieur Gain Rapide».Il n'y a qu'à faire une petite virée dans les marchés de la ville pour constater de visu que les commerçants, qui s'abritent derrière la voracité des mandataires, ont déjà corrigé leurs étiquettes et que les prix pratiqués ont connu des hausses sensibles. Les viandes blanche et rouge et les légumes ont vu déjà leurs prix majorés et risquent d'être hors de portée des petites bourses, qui comme d'habitude, appréhendent fortement les premiers jours de jeûne.Ceux qui prônent un mois de jeûne paisible où les produits alimentaires seront disponibles et ne connaîtront pas d'envolée dans les prix n'ont, à coup sûr, jamais fait le marché, et ne savent même pas combien coûte le kilogramme de laitue.


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