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L'indisponibilité des terrains bloque la réalisation



L'indisponibilité des terrains bloque la réalisation
Mohamed RahmaniL'éradication des marchés illicites établis dans les différents quartiers et cités de la ville d'Annaba reste un v?u pieux même si la volonté des autorités locales d'en finir avec ces commerces est réelle. En effet, il faut reconnaître que ceux qui avaient en charge la planification, la conception et la réalisation de ces cités, n'avaient pas prévu dans leurs plans ces commodités pourtant indispensables aux populations qui y habitent, si bien qu'aujourd'hui et avec l'accroissement de ces populations, on ne trouve plus d'espaces en milieu urbain à même de servir d'assiettes pour la construction de ces marchés de proximité. Il faut dire aussi que les quelques poches situées dans le tissu urbain ont été affectées à des équipements publics ou attribuées à des particuliers qui y ont construit commerces et habitations.Le patrimoine foncier de la commune ayant été dilapidé, il est donc devenu difficile de gérer la situation aujourd'hui car les marchés illicites qui pullulent ont envahi ces cités s'installant un peu partout, sur les trottoirs, sur les chaussées et même dans des espaces verts. La cité Saf Saf, située dans la plaine Ouest, est la seule à avoir bénéficié d'un marché couvert et répondant aux normes admises. Une réalisation qui a permis le nettoyage et l'éradication totale du marché de fruits et légumes qui était installé tout le long du boulevard principal de ladite cité. Ce qui a redonné à la cité son image d'antan et rendu la circulation automobile plus fluide. Pour la cité Didouche-Mourad, la situation a peu évolué même si l'on a quelque peu rafistolé les lieux pour caser quelques marchands, car d'autres sont venus occuper les «places» libérées et s'y sont installés. À la cité Hay El Abtal, le problème se pose avec acuité puisque la commune d'Annaba, qui a affecté une enveloppe conséquente pour le projet de construction d'un marché de proximité, s'est heurtée à l'indisponibilité de terrain. Le projet traîne toujours et ne verra peut-être jamais le jour car les élus qui se sont penchés sur la situation avec la direction des domaines n'ont pas encore «déniché» le fameux terrain.Pendant ce temps, les marchands continuent à exercer leurs commerces, vendeurs à la criée, avec tous les désagréments qui en résultent : pollution sonore, fruits et légumes pourris qui traînent, sachets et bouteilles en plastique jetés n'importe où avec en plus des nuées de mouches et de moustiques. Le «marché» d'El Bouni, un marché illicite «agréé», situé sur un terre-plein séparant la double-voie, s'est «déversé» dernièrement sur les trottoirs, chassant les piétons qui se retrouvent sur la chaussée ralentissant ainsi la circulation des véhicules de passage. Le marché en question, qui prend de l'ampleur, s'est encore déplacé pour atteindre le rond-point situé à une cinquantaine de mètres plus bas et a encore débordé sur les rues adjacentes. Une situation qui devient intenable pour les habitants du quartier, mais aussi pour les élus qui n'arrivent pas à déloger ces marchands de crainte d'avoir à gérer des manifestations de rue.M. R.


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