Annaba - A la une

L'hôpital Ibn-Sina d'Annaba paralysé par un sit-in



A l'hôpital Ibn-Sina d'Annaba, il a fallu de peu pour que la situation dégénère en premier conflit socioprofessionnel au lendemain du départ de Djamel Ould Abbès, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et l'installation de son successeur.
Telle est l'interprétation que beaucoup ont donnée hier au mouvement de colère du corps médical en poste dans cet établissement, un des plus importants établissements de santé à l'Est du pays. Un mouvement qui trouve sa justification dans les nombreuses agressions et tentatives d'agression dont sont presque quotidiennement victimes les praticiens des deux sexes, particulièrement ceux de garde au niveau du service des urgences mis au contact direct des accompagnateurs de malades. Survenue il y a quelques jours sur un médecin femme résidente en cardiologie, une de ces agressions semble être la goutte qui a fait déborder le vase trop plein. Lundi dernier, ils avaient pratiquement paralysé toutes les activités médicales et paramédicales en provoquant un sit-in devant le siège de la direction de l'hôpital Ibn Sina. La situation s'est décantée en début d'après-midi non sans que les médecins protestataires n'aient exprimé leur intention d'étendre leur mouvement aux autres unités de santé au cas, où leur tutelle ne réagirait pas à l'effet de mettre un terme aux agressions dont ils sont constamment les premières victimes. Il faut dire qu'à Annaba, les agressions des praticiens dans l'exercice de leurs fonctions sont devenues courantes du fait de l'absence de toute réaction des autorités compétentes pour y mettre un terme, notamment au niveau des urgences des différents établissements hospitaliers et de santé où des délinquants et autres malfrats munis d'armes blanches se présentent. Si certains veulent imposer leur diktat pour faire passer en toute priorité un de leurs proches devant plusieurs autres malades évacués dans un état de gravité extrême, d'autres se présentent avec la détermination de tuer un ou plusieurs protagonistes admis en urgence. Face à cette situation, combien de fois les policiers en faction ont été contraints de faire appel à des renforts pour imposer aux délinquants et autres criminels de prendre la fuite.
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