
Une centaine d'artistes ont été invités lundi dernier à participer au rassemblement organisé à leur intention et présidé par le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, au Théâtre régional Azzedine-Medjoubi d'Annaba.Avant de prononcer son discours inaugural de la manifestation étalée sur deux jours, le ministre a visité plusieurs expositions dont celles des affiches théâtrales, d'?uvres réalisées par des artistes peintres, sculpteurs, de même qu'il a été gratifié de plusieurs tours de chants et de musiques offerts par les élèves de différentes écoles de musique et de formation artistique des Beaux-arts de la ville. Hommes et femmes de culture de toutes les régions du pays étaient également présents. Dans les conversations des uns et des autres Il a été question d'échanger et peut-être même de travailler ensemble sur des projets. «Cette invitation est très importante. D'abord, c'est une occasion pour renouveler les liens avec des hommes et des femmes de culture, puis de faire connaissance avec des artistes locaux et, ensuite, s'informer de ce qui se passe dans l'univers de la créativité artistique dans notre pays», a argumenté un des participants. C'est dire que l'objectif que s'étaient fixés les initiateurs de la manifestation est atteint. Pour ces derniers, il s'agit d'instaurer le développement de la culture et de la pensée artistique pour qu'ils puissent s'enraciner dans les esprits et les comportements comme une attitude normale dans un espace public novateur. Dans le grand hall du Théâtre « Azzedine Medjoubi » qui a abrité la manifestation, de nombreux artistes étaient présents. Les uns plus connus que les autres ont marqué de leur empreinte des ?uvres théâtrales, cinématographiques, picturales ou sculpturales où leur interprétation a nourri des faits très marquants de l'histoire de notre pays. «La relation entre l'artiste algérien et son pays est toujours présente dans les ?uvres qu'elles soient littéraires, cinématographiques, théâtrales ou plastiques. Et lorsque la célébration de cette journée nationale de l'artiste est rehaussée à Annaba par la présence du ministre de la Culture Azzedine Mihoubi, c'est que la volonté de faire bouger le secteur est réelle. Et c'est ce qu'a mis en relief le premier responsable du secteur dans son discours, en abordant le rôle des artistes à travers leur militantisme et leur dévouement dans la créativité artistique. Abdelhak Benmaarouf en est un, lui qui a brillé dans le monde de l'interprétation artistique dans le domaine du théâtre et du cinéma. Son nom est constamment cité comme étant l'un des meilleurs comédiens de théâtre. Tout autant que Sonia la directrice du TRA « Azzedine Medjoubi » de Annaba, Djamel Hamouda, les regrettés Kamel Kerbouz et Tewfik Memiche et beaucoup d'autres. Ce ne serait que justice si le ministre leur rendait hommage en reconnaissance à ce qu'ils ont donné par le biais de leurs interprétations, réalisations et mises en scène dans plusieurs ?uvres théâtrales ou cinématographiques, ainsi que leur contribution dans la motivation des jeunes très doués dans la comédie théâtrale. «Ce n'est pas la célébration de la journée de l'artiste qui me réjouit. Ce qui m'importe le plus, c'est la reconnaissance envers tous ceux qui participent de près ou de loin au développement de notre culture. Ce qui est aussi impressionnant ce sont les échanges entre artistes et décideurs. Le plus beau également dans cette initiative est la sollicitation des artistes créateurs algériens de toutes les régions du pays. Ce qui nous a permis de connaître des personnes que nous ne connaissons pas et de discuter entre nous de sujets qui nous tiennent à c?ur dont nos revendications d'un statut complet que nous souhaitons voir concrétisées. C'est ce qui renvoie à la diplomatie culturelle et au rôle de la créativité dans l'instauration des droits de l'artiste», a estimé une des artistes présente à la célébration de cet événement. Et c'est justement sur ce droit qu'est attendu le ministre. Il faut en effet savoir que si en termes de couverture sociale, le problème ne se pose plus, il n'en est pas de même en termes de règlementation. Selon nos sources, cet aspect est encore à l'état d'ébauche avec pour conséquence un délaissement de l'artiste en proie à l'univers anarchique dans lequel il évolue. Azzedine Mihoubi qui a eu déjà l'expérience de la gestion de ce secteur, serait-il en mesure d'aller plus loin' En tout-état de cause, il ne devra pas compter sur les députés. La majorité de ces derniers n'ont pas encore atteint le niveau à même de leur permettre de comprendre que l'artiste représente l'expression de la culture nationale d'une manière permanente. Dans le milieu artistique national, l'on a insisté sur l'importance de la protection de l'artiste et de l'amélioration des conditions de travail.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Djabali
Source : www.lnr-dz.com