Qui l'aurait cru ' Le FLN aurait eu des problèmes pour organiser en cette fin de mois de septembre sa traditionnelle université d'été. Toujours est-il que cette rencontre, qui sera ouverte aujourd'hui par le secrétaire général du parti, Abdelaziz Belkhadem, sera bien particulière et ce, pour plusieurs raisons. Premièrement, après plusieurs reports, et prévu initialement à Annaba du 7 au 9 du mois courant, ce conclave aura lieu finalement au siège de la Mutuelle des travailleurs des matériaux de construction à Zéralda. Pourquoi ce transfert du lieu de la rencontre ' Manque d'infrastructures pouvant accueillir les participants ' Faux, rétorquent les gens de la maison FLN d'Annaba. Il reste à inscrire le contexte explosif dans lequel baigne le FLN, alimenté depuis des mois par un mouvement de redressement mené en grande partie par des poids lourds du parti, à l'image de l'ancien ministre des Transports Salah Goudjil, qui demandent la réorganisation du parti et la réintégration des militants «exclus», selon les «nouveaux redresseurs» par l'équipe de l'actuel secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem. Autre grief qui est reproché par la dissidence à l'équipe de Belkhadem : «Sa gestion unilatérale» des affaires du vieux parti. Il y a bien eu quelques tentatives de «réconciliation» entre les deux parties. Les rencontres réunissant Abdelaziz Belkhadem et Salah Goudjil n'ont rien donné. Apparemment, les deux responsables du vieux parti ne peuvent plus se sentir. Les «nouveaux redresseurs risquent de perturber fortement les travaux de cette université d'été qui ne s'annonce pas sous de meilleurs auspices. C'est le moins que l'on puisse dire. A la tension créée par la dissidence, s'ajoute celle qui ne manquera d'être exercée par les militants de base qui s'interrogent sur leur marginalisation. Un grand nombre de militants sera absent à cette rencontre. Alors qu'auparavant, le nombre de participants dépassait les 1.500 invités, cette fois-ci la liste sera restreinte». Selon Kassa Aïssi, secrétaire national à l'information du parti, «500 à 600 participants seront conviés à ce rendez-vous qui aura pour thème central. La décentralisation à l'horizon des réformes politiques prévues». «Nous ne pouvons pas mobiliser plus de moyens financiers», explique le porte-parole du parti. L'hébergement, la restauration et le transport des militants coûtent cher à la direction. Celle-ci ne pouvait pas s'offrir le luxe de louer une grande salle. Des arguments battus en brèche par des vieux routiers du FLN qui dénoncent la nouvelle politique du secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem qui privilégie, selon eux, les affairistes et les gens de la «chkara». «Pourquoi, s'insurgent-ils, faire payer 10.000 DA de frais de participation à des militants qui arrivent difficilement à subvenir aux besoins de leurs familles '». La réponse est donnée par ces mêmes
militants : «La base militante est, par essence, revendicative et frondeuse. Abdelaziz Belkhadem veut éviter d'ouvrir un deuxième front de contestation de sa politique qui risque de ruiner ses ambitions politiques.» Les raisons évoquées par Kassa Aïssi pour justifier le nombre limité de participants, sont balayées du revers de la main par la base militante. Les «nouveaux redresseurs», absents ou empêchés de participer, les militants de la base exclus de fait de cette rencontre, Abdelaziz Belkhadem ne sera entouré que des seuls membres du parti qui lui ont fait acte d'allégeance. Une rencontre où on discutera de tout sauf des problèmes auxquels est confronté le parti. L'attitude qu'adopteront et la dissidence et les militants de la base déterminera le cours des travaux de cette université d'été bien particulière.
Qui l'aurait cru ' Le FLN aurait eu des problèmes pour organiser en cette fin de mois de septembre sa traditionnelle université d'été. Toujours est-il que cette rencontre, qui sera ouverte aujourd'hui par le secrétaire général du parti, Abdelaziz Belkhadem, sera bien particulière et ce, pour plusieurs raisons. Premièrement, après plusieurs reports, et prévu initialement à Annaba du 7 au 9 du mois courant, ce conclave aura lieu finalement au siège de la Mutuelle des travailleurs des matériaux de construction à Zéralda. Pourquoi ce transfert du lieu de la rencontre ' Manque d'infrastructures pouvant accueillir les participants ' Faux, rétorquent les gens de la maison FLN d'Annaba. Il reste à inscrire le contexte explosif dans lequel baigne le FLN, alimenté depuis des mois par un mouvement de redressement mené en grande partie par des poids lourds du parti, à l'image de l'ancien ministre des Transports Salah Goudjil, qui demandent la réorganisation du parti et la réintégration des militants «exclus», selon les «nouveaux redresseurs» par l'équipe de l'actuel secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem. Autre grief qui est reproché par la dissidence à l'équipe de Belkhadem : «Sa gestion unilatérale» des affaires du vieux parti. Il y a bien eu quelques tentatives de «réconciliation» entre les deux parties. Les rencontres réunissant Abdelaziz Belkhadem et Salah Goudjil n'ont rien donné. Apparemment, les deux responsables du vieux parti ne peuvent plus se sentir. Les «nouveaux redresseurs risquent de perturber fortement les travaux de cette université d'été qui ne s'annonce pas sous de meilleurs auspices. C'est le moins que l'on puisse dire. A la tension créée par la dissidence, s'ajoute celle qui ne manquera d'être exercée par les militants de base qui s'interrogent sur leur marginalisation. Un grand nombre de militants sera absent à cette rencontre. Alors qu'auparavant, le nombre de participants dépassait les 1.500 invités, cette fois-ci la liste sera restreinte». Selon Kassa Aïssi, secrétaire national à l'information du parti, «500 à 600 participants seront conviés à ce rendez-vous qui aura pour thème central. La décentralisation à l'horizon des réformes politiques prévues». «Nous ne pouvons pas mobiliser plus de moyens financiers», explique le porte-parole du parti. L'hébergement, la restauration et le transport des militants coûtent cher à la direction. Celle-ci ne pouvait pas s'offrir le luxe de louer une grande salle. Des arguments battus en brèche par des vieux routiers du FLN qui dénoncent la nouvelle politique du secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem qui privilégie, selon eux, les affairistes et les gens de la «chkara». «Pourquoi, s'insurgent-ils, faire payer 10.000 DA de frais de participation à des militants qui arrivent difficilement à subvenir aux besoins de leurs familles '». La réponse est donnée par ces mêmes
militants : «La base militante est, par essence, revendicative et frondeuse. Abdelaziz Belkhadem veut éviter d'ouvrir un deuxième front de contestation de sa politique qui risque de ruiner ses ambitions politiques.» Les raisons évoquées par Kassa Aïssi pour justifier le nombre limité de participants, sont balayées du revers de la main par la base militante. Les «nouveaux redresseurs», absents ou empêchés de participer, les militants de la base exclus de fait de cette rencontre, Abdelaziz Belkhadem ne sera entouré que des seuls membres du parti qui lui ont fait acte d'allégeance. Une rencontre où on discutera de tout sauf des problèmes auxquels est confronté le parti. L'attitude qu'adopteront et la dissidence et les militants de la base déterminera le cours des travaux de cette université d'été bien particulière.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S B
Source : www.lemidi-dz.com