Ces dernières années, le tourisme algérien n'arrive pas à remonter la pente. Il s'agit de la conséquence du terrorisme. Il y a également depuis le début de l'année 2019, le «Hirak» avec ses flots de protestataires. Ces derniers sont à l'origine du rejet des agences étrangères de tourisme de s'intéresser à la destination Algérie.A l'image de celle de «Sélectours France» l'une des plus importantes au monde. Il se qualifie de distributeur de voyages aussi bien dans le domaine du tourisme que celui d'affaires. Il se classe comme étant le premier réseau d'agences de voyages français avec près de 1.200 points de ventes. Ce qui lui avait imposé de s'intéresser à l'Algérie en signant en 2013, une convention de partenariat avec l'Office Algérien du Tourisme (ONAT). Ce dernier ne s'est pas laissé impressionner par l'envergure de l'opérateur français. Sa Direction générale a repris les affaires en main, a recentré ses activités sur les produits mère dans le tourisme, relooké ses trente-deux agences à travers le pays, consolidé sa position de leader du secteur en Algérie. De ce partenariat est censé naître un duo de choc ayant pour objectif de faire de l'Algérie l'une des meilleures, sinon la meilleure, destination touristique en Afrique du Nord.
La signature de pareille convention devait marquer une vraie rupture avec les habitudes des voyagistes algériens. Cette démarche suivie par un représentant de chaque côté des signataires du partenariat est compétente pour traiter des données structurelles. Il en est sorti un aggiornamento qui, de par l'incroyable bouillonnement qu'il provoque ici et en France, remet en cause bien des vérités établies dans le domaine du tourisme. C'est ainsi que depuis le mois de mars 2013, les deux partenaires se sont recentrés sur les produits à proposer à la clientèle. Le concept est toujours le même «La beauté du naturel en Algérie, pour pas cher».
Interrogé par des journalistes à Annaba, le représentant de «Sélectours France» avait exprimé son émerveillement quant aux atouts naturels dont bénéficient toutes les régions d'Algérie avec à la fois évocation historique et aventure intérieure. Une perpétuelle invitation au voyage et à la réflexion. Dans ces régions, tout conduit dans des endroits magiques où la nature est préservée. «Les atouts touristiques dont dispose l'Algérie sont très importants. Pour réussir, il ne faut pas se précipiter et qu'il faut tout faire pour fidéliser un tourisme». En tout état de cause, du côté des spécialistes algériens du tourisme, l'on parle des 15.000 Augustiniens appelés à se déplacer prochainement à Annaba et Souk-Ahras dans le cadre du pèlerinage «sur les traces de St Augustin». Ils seront autant sinon plus de Pieds Noirs et autres Français d'origine algérienne à vouloir se déplacer sur cette terre qui les a vus naître. Ceux qui les avaient précédés pour un séjour similaire, en ont fait de l'Algérie une carte postale magique. Force est de dire que six années après sa signature, la convention de partenariat n'a pas servi.
D'une certaine manière, il s'agissait d'éviter l'implantation de tout éventuel opérateur touristique étranger dans la perspective d'un retour en force des touristes. C'est qu'il y a eu des discours portant sur l'émergence d'une Algérie séduisante par son tourisme. Il reste que Le secteur privé du tourisme doit prendre ses responsabilités, ne pas se limiter aux voyages du Hadj et Omra et repenser l'ensemble de la politique touristique. Oser de manière réfléchie la relance le secteur. A l'exemple de nos voisins de Tunisie qui demeure le pays le plus visité d'Afrique du Nord et où le tourisme se porte bien malgré les actes terroristes enregistrés. Dans notre pays, ce secteur représente plus d'un million d'emplois non délocalisables, Et malgré la hausse du chômage dans le monde, c'est un des rares secteurs où des emplois peuvent être graduellement créés et de façon constante au courant des prochaines années.
Le tourisme, tout comme les métiers du secteur sont multiples. Ils vont de l'hôtellerie aux loisirs en passant par la restauration, le guidage... Dans notre pays, le chômage des jeunes est en partie lié au manque d'intérêt et de confiance des gouvernements qui se sont succédés. En particulier le ministère du Tourisme dont la première compétence exigée par les métiers du tourisme est «le savoir-être». Un talent qui ne se décrit pas sur une ligne de curriculum vitae, ni sur un diplôme.
Il s'agit de savoir s'adapter à des situations inattendues, de gérer sans faire d'impair des cas particuliers, de faire face avec tact à des habitudes culturelles différentes. Le bon manager est celui qui est doté d'une intelligence «situationnelle». Une réalité ouverte a tout le monde dans le service de l'accueil et de la réception, être spécialisé dans la gestion de l'inattendu, de la courtoisie et du savoir parler dans plusieurs langues.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Djabali
Source : www.lnr-dz.com