
Le dossier est loin d'être closSelon des sources proches du dossier concernant les éléments de l'ex-AIS, aucun accord politique n'a été conclu avec celle-ci lors de la trêve de 1997.Que se passe-t-il réellement dans les maquis de Jijel et de Skikda' Comment ces lieux ont-ils été réinvestis par des groupes terroristes' Quel rôle aura joué l'AIS dans cette recrudescence' L'implication de l'aile armée du FIS dissous n'est plus à prouver d'ailleurs, notamment après l'arrestation de six repentis ayant servi dans ce mouvement avec des armes et des munitions à Jijel. Depuis qu'il a tenu son université d'été à Mostaganem, annoncé la constitution d'un parti politique, depuis que des éléments de l'AIS ont été arrêtes par la gendarmerie alors qu'il s'apprêtaient à rejoindre le maquis à Jijel, le feuilleton Madani Mezrag nous a livré un épisode hier, quand des tracts portant les sigles de son parti ont été distribués à El Tarf et à Annaba. C'est vraisemblablement parti pour longtemps, le feuilleton Mezrag n'en est qu'à son début. Ce n'est pas tout puisque l'on apprend que des tracts de ce groupuscule ont été distribués à Annaba et à El Tarf. «Des repentis, agissant par petits groupes, ont distribué des tracts et des autocollants portant les initiales Fars, le parti en gestation de Mezrag. Ces individus, avec barbe et qamis, agissaient ouvertement, sans se soucier de l'ordre public, tôt dans la matinée d'hier», rapporte un quotidien francophone. L'information a été confirmée par plusieurs sources et laisse perplexe bon nombre de citoyens. Pour beaucoup, ces activités qu'ils ont qualifiées de subversives visent une provocation avérée, alors que d'autres, plus avertis, estiment que Madani Mezrag serait la dernière carte pour les promoteurs du nouvel ordre mondial et du printemps arabe. N'ayant pas réussi à déstabiliser le pays en incitant à des guerres communautaires, on tente de redéployer la mouvance fondamentaliste. Néanmoins, des sources très au fait du dossier de Madani Mezrag pour avoir été impliquées dans les négociations de la trêve ayant conduit à sa reddition et à celle de ses acolytes, confient que cet ex-chef de l'AIS tente de revenir sur la scène politique depuis 10 ans exactement. Toutes ses tentatives n'ont pas abouti et n'aboutiront jamais. Son retour est insignifiant, ajoutent nos sources.Ses manoeuvres ne constituent aucunement un risque sur le plan militaire ou de déstabilisation du pays, «l'Etat a su s'immuniser en tirant des enseignements de son expérience douloureuse», soulignent nos sources qui ont tenu à rassurer encore une fois qu'il n'est pas question que l'Algérie revienne aux conflits armés et à la guerre civile. «Cependant cette situation, si elle n'était pas rejetée, réclamerait le retour de l'extrémisme religieux, le salafisme et le wahhabisme». Pour nos sources, cela fait systématiquement appel aux troubles à l'ordre public et freine le développement social et économique du pays, mais plus grave encore, cette situation est capable d'ouvrir des brèches plus importantes aux sympathisants de l'organisation terroriste connue sous le nom de l'Etat islamique, qu'on appelle aussi Daesh, à l'image de Hamadache. En fait, ça sera comme une boîte de Pandore. Mais celle-là demeurera fermée. Nos sources ajoutent, en insistant, que Madani Mezrag n'a pas le droit d'activer dans un parti politique, ni d'en créer un ou même d'y adhérer. «Les clauses de la trêve avec le défunt Smaïn Lamari étaient claires. Aucun accord politique n'a été conclu par le défunt avec l'AIS. Les négociations se sont limitées à un accord militaire pour déposer les armes et rejoindre la société, à aucun moment il n'a été question d'un engagement politique avec Madani Mezrag, l'engagement était porté uniquement sur le volet militaire», précisent nos sources.Ces derniers ont qualifié d'actes isolés les tracts distribués à El Tarf et à Annaba, n'impliquant que des sympathisants. Pour nos sources, ce ne sont que des noyaux activistes qui cherchent un appui dans la société.Sur un autre plan, les mêmes sources confient que beaucoup de terroristes ayant servi au sein de l'AIS n'ont pas déposé les armes et ont choisi de rejoindre les irréductibles du GIA complètement anéanti, du Gspc devenu Al Qaîda au Maghreb islamique.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ikram GHIOUA
Source : www.lexpressiondz.com