Les membres du bureau de la fédération de la société civile de Annaba sont montés au créneau hier pour dénoncer les conditions déplorables dans lesquelles vont être accueillis les 600 élèves de l'école primaire Salah-Bayarassou de Aïn Essid (commune d'El-Berda). "À une petite dizaine de jours de la rentrée, nous avons découvert l'école dans un état lamentable", s'indigne Mme Adra Bouyounès, présidente de l'association. "Nous avons constaté que la longue période de vacances forcées qui a été imposée aux élèves et au personnel de l'éducation nationale en raison de la pandémie de Covid-19 n'a pas été mise à profit pour préparer cet établissement.Aucun travail n'a été effectué pour donner ne serait-ce qu'un minimum d'hygiène et de salubrité à cette structure. Les murs, les plafonds, de même que les portes et les fenêtres de la plupart des 17 salles de classe, qui accueillent 40 élèves chacune, sont d'une saleté repoussante. Les canalisations des sanitaires et des lavabos collectifs sont soit inexistantes soit endommagées, alors que les tables et les bancs sont fracturés et pratiquement inutilisables", énumère Mme Bouyounès.
Cette dernière ajoute que les espaces verts qui ceinturent l'école sont envahis par les broussailles, s'ils ne sont pas transformés en décharge publique où s'amoncellent toutes sortes d'ordures. Elle signale en particulier ce regard d'eaux usées creusé juste à côté du bloc, dont le couvercle en béton a été déplacé. "Je n'ose même pas imaginer le risque permanent d'accident qu'encourent les élèves dans cet environnement hostile, sans protection aucune pour ceux des petites classes. C'est tout simplement inadmissible", s'insurge-t-elle, en affirmant que l'association compte bien obtenir des réponses de la part de la direction de l'éducation, de la mairie de Aïn El-Berda et de la daïra.
"Ce que nous avons vu dans cette école dépasse tout entendement, et qu'on ne vienne pas nous dire que la commune qui a la charge de son entretien n'a pas les moyens. Nous ne sommes pas ici dans une zone d'ombre. C'est plutôt une zone de non-droit", ironise-t-elle. Après avoir publié des photos sur les réseaux sociaux, Mme Bouyounès promet de saisir officiellement le wali de Annaba et pourquoi pas le président de la République en personne pour l'alerter sur ce qu'elle a qualifié de "crime contre l'enfance".
A. Allia
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A ALLIA
Source : www.liberte-algerie.com