
Du nouveau dans le dossier se rapportant à la taxe des 30 DT imposée par les autorités tunisiennes aux Algériens devant passer la frontière. L'Algérie, à travers une correspondance émanant de son ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a décidé de trancher la question mettant ainsi fin à une polémique qui a duré tout l'été en optant pour le principe de la réciprocité. Aussi, "tout véhicule tunisien entrant en Algérie, via la frontière terrestre ou maritime, se verra ainsi imposer une taxe", précise le MAE, affirmant, néanmoins, que "les portes du dialogue sont ouvertes à la partie tunisienne pour débattre de la suppression de cette taxe". Il s'agit, en fait, d'une réponse du ministre Ramtane Lamamra à une requête du député Lakhdar Benkhellaf du parti El-Adala. Celui-ci avait sollicité par écrit, le 8 août dernier, le ministre des AE (avec copie au ministre du Tourisme) expliquant qu'"alors que le touriste tunisien jouit de toutes les facilités d'entrée sur le sol algérien, le touriste algérien, quant à lui, subit des pressions pour s'acquitter d'une taxe véhicule de l'ordre de 30 DT qui équivaut à 11 euros, soit 2 100 DA à chaque passage. Il se trouve que des transporteurs privés sur la ligne d'Annaba passent parfois les frontières tunisiennes à raison de deux fois par jour les contraignant à supporter des frais supplémentaires (...)". Dans sa missive, le député a saisi l'occasion pour dénoncer, également, "le mauvais traitement dont font preuve les agents tunisiens envers les touristes algériens" et a rappelé au passage que "cela arrive au moment où les Algériens s'attendaient à un traitement de faveur de la part des Tunisiens tant ils se sont montrés solidaires sauvant ainsi la saison touristique tunisienne notamment suite aux attentats perpétrés en Tunisie (...)". La réponse du ministre des AE s'est fait quelque peu attendre mais a fini par arriver (presque un mois après) pour donner non seulement raison au député, mais aussi et surtout pour répondre, indirectement, aux doléances des citoyens algériens. Ils étaient, en effet, nombreux à manifester leur colère face à ce qu'ils ont considéré comme "acte discriminatoire" en direction d'un pays voisin qui a toujours soutenu la Tunisie. Force est de reconnaître que les Algériens ne sont pas seulement des touristes qui visitent une fois par an la Tunisie à l'occasion de la saison estivale (plus d'un million et demi chaque année). Beaucoup d'autres, et ce, tout au long de l'année, prennent la destination de la Tunisie pour des raisons médicales et autres soins d'ordre esthétique. Certes, la position officielle algérienne est autre et réfute l'idée de "la discrimination" comme expliqué par Lamamra dans sa réponse au député publiée, hier, par Lakhdar Benkhellaf sur sa page facebook : "La taxe de 30 DT a été décidée par la loi de finances complémentaire tunisienne de 2014 pour être approuvée en mars 2015 et s'applique à tous les étrangers qui entrent en Tunisie via les voies terrestre ou maritime et donc elle n'est point discriminatoire." Toujours est-il que la balle reste dans le camp des autorités tunisiennes qui ont une bonne occasion de revoir leur politique en la matière lors de la prochaine loi de finances.Nabila SaIdoun
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nabila Saidoun
Source : www.liberte-algerie.com