
La suspension de l'arbitre international Necib Redouane jusqu'à la fin de la saison au motif d'avoir sifflé, à la 80e minute, un penalty en faveur de l'USM Alger face à la JS Kabylie a provoqué un véritable tollé au sein du milieu sportif annabi.Dans cette ville d'où est originaire le concerné, des voix s'élèvent pour dénoncer cette décision que d'aucuns trouvent scandaleuse, sordide et ne faisant référence à aucune règle d'arbitrage de la FIFA. Nous apprenons de source crédible que l'arbitre victime de l'arbitraire a porté l'affaire devant les instances internationales de la FIFA. À Annaba, ce ne sont qu'incompréhension, indignation et éc?urement qui sont ressentis par les amoureux de la balle ronde après l'annonce officielle de la suspension pour plusieurs mois de l'arbitre international Necib Redouane pour une "faute d'appréciation", tel que le stipule la décision pour le moins inédite qu'a prononcée le bureau fédéral de la FAF le 27/10/2016 pour suspendre l'arbitre international pour le reste de la saison. Les contestataires sont quasi unanimes pour fustiger les membres dudit bureau, les qualifiant de "personnes malveillantes qui ont utilisé le secteur pour assouvir leurs fins personnelles au point de corrompre les clubs, voire l'athlète algérien". Pour tous, il s'agit, le cas échéant, d'une simple erreur d'appréciation et non d'une faute grave comme ont voulu le faire croire les décideurs de la FAF. La loi 51 (texte supplémentaire) est parfaitement claire, elle précise expressément que "l'arbitre prend des décisions au mieux de ses capacités, conformément aux lois du jeu et dans l'esprit du jeu. Les décisions arbitrales reposent sur l'opinion de l'arbitre qui décide de prendre les mesures appropriées dans le cadre des lois du jeu". Pour comble de l'absurdité, le bureau de la FAF aurait même saisi la FIFA pour retirer le badge international à Necib Redouane et le faire remplacer par un autre arbitre de leur "hachia" ? entourage ? qu'ils auront choisi. Nous apprenons de source sûre que l'intéressé a bel et bien introduit un recours auprès de la FAF en date du 30/10/2016 contestant cette décision qualifiée par tous les sportifs d'"aléatoire, de l'arbitraire et de hogra pour faire plaisir au président de la JSK". Techniciens, sportifs, joueurs et supporters estiment aujourd'hui que c'en est trop et que les décideurs doivent comprendre que l'ère du stalinisme est révolue. "Il faut faire en sorte qu'aussi bien l'arbitre que l'athlète algérien ne soient plus humiliés plus longtemps par la faute de ces personnes indignes qui président aux destinées de la fédération nationale", s'indignent ceux-ci. Et de regretter que "tant que ces tyrans continueront de gouverner, il sera difficile, voire impossible de construire une Algérie qui gagne, debout, fière et tournée vers la transparence". Voilà donc, encore une fois, le bureau fédéral de la FAF mis au ban de l'infamie.B. Badis
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B BADIS
Source : www.liberte-algerie.com