Annaba - A la une

L'affaire de l'ex-président de la CCI et celle de l'OAIC à suivre...



L'affaire de l'ex-président de la CCI et celle de l'OAIC à suivre...
Après la multitude d'affaires criminelles et celles correctionnelles en relation directe avec le quotidien des citoyens de la wilaya de Annaba, deux autres devraient intervenir dans les prochaines 48 h.Celle de dimanche 25 décembre 2016 avec la comparution en appel à la barre des accusés du tribunal correctionnel de Annaba de l'ex-président de la Chambre de commerce et d'industrie «Seybouse». Il était également vice-président FLN de l'APC d'Annaba Tayeb Sahtouri. Il avait été condamné en première instance à 5 années de prison ferme pour constitution d'association de malfaiteurs, conspiration, abus de fonction et trafic de stupéfiants. Egalement impliqués, son chauffeur, un trafiquant de drogue et un policier tous condamnés à de sévères peines de prison. Dans cette affaire, le président du tribunal avait pris en considération les aveux spontanés et aggravants faits à la barre par le chauffeur et le policier contre Tayeb Sahtouri. Celle toute aussi importante est l'affaire OAIC direction de Annaba sur laquelle aura à statuer le tribunal criminel de cette wilaya le lundi 26 décembre 2016. Sont cités à la barre des accusés 7 cadres et agents ainsi que des chauffeurs des camions chargés du transport de blé vers hors des silos El Hadjar. Les accusés auraient mis en place une stratégie similaire à celle des navires censés transporter des cargaisons de tomate à destination de la Russie dans le cadre du paiement par l'Algérie de la dette russe. C'était durant les années 1996 à 1999. Avec la complicité des commandants de bord des navires en question, les navires effectuaient des rotations avec toujours une seule et même cargaison de tomate à partir du port de Annaba/ haute mer et, après quelques jours d'amarrage en haute mer, retour au port de Annaba. En fait, l'affaire OAIC a été dénoncée par des travailleurs qui ont ciblé plusieurs cadres de gestion. C'est pourquoi, elle promet, nous dit-on, des révélations fracassantes. Dans ce dossier, il est question d'implication des chauffeurs et gardiens que de cadres à l'origine d'un déficit financier de plus de 220 millions DA. Pour les uns, il s'agirait de blé ranci qu'il fallait coûte que coûte commercialisé sur le marché même si sa consommation pourrait s'avérer à risques pour le consommateur. Pour d'autres, il s'agirait d'enregistrement de camions censés être pleins alors qu'ils sont vides de blé. D'autres sources parlent de quantités de blé ranci qu'il fallait coûte que coûte commercialiser sur le marché même si cela pouvait s'avérer dangereux pour le consommateur. Certains estiment qu'il faut chercher dans les hautes sphères de la gestion de l'entreprise pour situer les vraies responsabilités dans cette grave affaire d'atteinte à l'économie nationale. Car, a-t-on précisé, l'on ne fait pas sortir ou l'on ne fait pas entrer des milliers de tonnes de ce produit à, partir de silos sous haute surveillance sans que cela passe inaperçu. Il reste, cependant, que le simple fait que cette affaire ait été qualifiée de criminelle par la chambre d'accusation de la cour de justice d'Annaba, dénote sa gravité. Il va sans dire que, de par ce qu'elles représentent comme impacts négatifs sur le quotidien des citoyens, ces deux affaires seront très suivies par l'opinion publique locale. Il faut, en effet, préciser que depuis la mise sous mandat de dépôt suivie de la condamnation de Tayeb Sahtouri, le président de la Chambre de commerce et d'industrie « Seybouse », il y a comme une certaine torpeur dans cette institution. Il est même constaté un retard quand à la concrétisation du programme d'activités 2016. Au titre de première conséquence de cette situation, l'annulation impromptue du Salon Build de Annaba 2016. Programmé depuis longtemps,ce salon devait être officiellement inauguré le 6 novembre 2016. Ce qui n'a pas été le cas. Quant au dossier OAIC, le déficit financier enregistré à la suite du détournement d'importantes quantités de blé démontrent que la gestion de cette entreprise nécessite d'être revue.
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