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Journée nationale sur le tourisme à Annaba



Journée nationale sur le tourisme à Annaba
Loin d'être d'un quelconque secours pour le département de Smaïl Mimoune, ministre du Tourisme et de L'Artisanat, la Journée nationale du tourisme, organisée ce samedi à Annaba a, au contraire, démontré que ce secteur n'est pas prêt de se développer.
Alors que dans les pays voisins, le développement du tourisme est prioritaire et le ministère de Gestion classé de souveraineté, chez nous, il est toujours le parent pauvre du développement économique. Au vu des interventions véritablement langue de bois enregistrées à cette journée, du nombre et de la qualité des intervenants, l'on n'est en droit d'affirmer que la manifestation était une corvée pour ses initiateurs. N'était les 2 hôteliers venus en qualité de sponsors, 4 enseignants universitaires de la faculté des lettres et de la communication ainsi que Mme Ammi Moussa de l'Institut supérieur du tourisme, la journée aurait pu être annulée au grand dam de la cinquantaine d'étudiants présents. Le directeur du tourisme de la wilaya et ses proches collaborateurs avaient beau se démener pour compenser les défaillances mais' D'informations sur les perspectives à court, moyen et long terme, il n'y en pas eu. L'on a abordé le thème de la journée portant sur le tourisme d'affaires à travers des statistiques sur les hôtels et restaurants standings dans la capitale. Rien par contre sur son développement et les réelles capacités de notre pays à attirer les grands spécialistes du monde de ce type de tourisme. Rien également sur le développement du tourisme balnéaire, saharien et thermal si ce n'est un bla-bla maintes fois ressassé sur la beauté des sites qu'offre l'Algérie. A cette manifestation qui entre dans le cadre de la célébration de la Journée nationale du tourisme, les véritables acteurs du secteur était absents. Hormis celui de Malek Tours, les représentants des agences de voyage, du tourisme, tours opérateurs, sources thermales, conservateurs des musées et sites archéologiques, historiques et de différentes civilisations, tous étaient aux abonnés absents. Il ne pouvait en être autrement quand on sait que même les autorités locales, wali en tête, ont boudé le rendez-vous, tout autant que les élus locaux et ceux des deux chambres ainsi que les responsables en charge du dossier foncier, investissements, santé, commerce et sécurité. Et pourtant, dans le lot des participants, il y avait quelques hommes d'affaires intéressés pour investir dans le secteur touristique. Constatant qu'ils ne pouvaient espérer trouver des réponses à leurs attentes, ils sont aussitôt repartis quelques minutes après la cérémonie d'ouverture présidée par le chef de cabinet de la wilaya. Heureusement que quelques grandes photos des belles contrées de l'Algérie ont égayé le hall de l'amphithéâtre du pôle universitaire El Bouni. Des contrées aux toits d'or, tours d'argent, mosquées et basilique plus que millénaire, une côte somptueuse longue de 1200 km, des thermes romaines ou datant de la nuit des temps sans oublier les fortifications espagnoles, ottomanes et françaises, les grottes et les résidences de rois et sultans, tous étaient présentés sur des guides superbement élaborés, mais apparemment mal exploités. Au vu du nombre presque insignifiant des touristes en Algérie, tous ces atouts et atours n'ont pas pris la destination qu'il fallait. Même si elle a pour thème le tourisme d'affaires, cette Journée nationale de Annaba aurait dû permettre de faire une évaluation sur ce qui a été fait ou appelé à ce faire dans le domaine du développement de ce secteur. Des acquis des années 1970 enregistrés dans le cadre des deux plans quinquennaux sous la présidence du défunt Houari Boumediène, pas un seul mot. A cette époque, les capacités d'accueil hôtelières de l'Algérie passaient de 1000 à 80 000 lits grâce à la réalisation de nouvelles infrastructures hôtelières et établissement de formation. L'Algérie n'avait-elle pas servi d'école aux Tunisiens ' C'était l'époque où le touriste européen payait sans discuter le séjour des 4 nuits 3 jours pour visiter l'Algérie et ses beaux sites, pour aller manger une chakhchoukha locale épicée de Bousaâda (Zvesta) ou pour cueillir eux-mêmes la datte d'El Oued et de Biskra.
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