
En prévision des prochaines législatives, les autorités compétentes ont procédé mercredi à l'installation de la Commission de wilaya indépendante de surveillance des élections (CWISEL.) dans chacune des 48 wilayas du pays, sauf à Annaba où cette opération a été reportée à une date ultérieure.C'est également la date choisie pour entamer l'opération révision des listes électorales au niveau de toutes les communes d'Algérie. Il y a aussi l'appel lancé aux électeurs inscrits sur le registre électoral à se présenter dans leur commune de résidence pour le retrait de leurs cartes d'électeurs. Le top-chrono est donc lancé à l'adresse des citoyens n'étant pas en possession de cette carte. Une fébrilité caractérise, ces derniers jours, les sièges des partis politiques et les permanences de wilaya. Dans les propos des uns et des autres responsables et militants, il est énormément question du président de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE) Abdelwaheb Derbal. Il est question de la constitutionnalisation et l'instauration de l'instance qu'il préside, sa neutralité et ses prérogatives élargies. Au titre des nouveautés, l'on a noté l'absence de tout slogan de ces législatives et le refus des autorités algériennes de faire appel à des observateurs étrangers. A trois mois du rendez-vous électoral, on est loin des suspicions des précédentes élections. Celles-ci se caractérisaient par quelques protestations puis, plus rien. Actuellement, le dépôt des dossiers des candidats, tant ceux sous des couleurs partisanes, ou ceux indépendants est à l'ordre du jour. Une trentaine de partis politiques et coalitions de partis, et des dizaines de candidats indépendants seront au rendez-vous à l'échéance des délais autorisés pour le dépôt des listes. A partir de là, interviendront les membres de la CWISEL. Ces derniers sont appelés à se réunir pour statuer sur les dossiers reçus et donner les quitus définitifs à tous ceux jugés conformes. Nos sources indiquent que tout aurait été conçu pour éviter les couacs avant, durant et après le passage des électeurs devant l'urne. «À travers ses représentants, le peuple se positionnera en commissaire aux comptes. C'est-à-dire, c'est lui qui sera comptable des chiffres et des lettres de ces législatives. Il faut vraiment avoir du cran et un certain don du reniement de soi pour se découvrir une nouvelle conscience» affirme, sous le sceau de l'anonymat, un des membres de la HIISE. Il a estimé que l'Algérie est guérie du mal de la suspicion qui a caractérisé toutes les élections, et que les signes cliniques de la guérison seront mis en relief au fil dès les prochains jours . Un autre mettra en avant la prise de conscience des citoyens au regard du contexte actuel. Il a estimé que les législatives de 2017 serviront à cribler les projets politiques et socioéconomiques présentés par les candidats sous couleurs partisanes ou non dans le contexte national actuel. En tout état de cause, les uns et les autres de nos interlocuteurs estiment que la conscience est une aptitude citoyenne. Qu'elle servira à l'issu du scrutin du 4 mai, à valider les choix politiques en vertu desquels se déterminera le peuple algérien de manière à préserver la concorde sociale et l'intérêt général. Pour l'heure, les citoyens sont à l'écoute de la moindre information portant sur le prochain rendez-électoral. Il y a ceux qui préfèrent étudier la capacité des acteurs politiques nationaux à organiser judicieusement la mise en route du contrat populaire sans préjudice pour la nation, ni pour une quelconque de ses composantes. Du côté des partis ou des indépendants, c'est le black-out. Le moment est à qui poussera le plus pour se positionner sur la fameuse liste. A ce niveau, on suit avec une grande attention tout ce qui se dit au niveau du secrétariat général ou de la présidence du parti. C'est ce qui préoccupe le plus les prétendants à la députation. Ces derniers semblent avoir oublié qu'ils ont un programme politique à présenter aux électeurs pour être avalisé. Il s'agit d'une requête citoyenne à l'dresse de ceux qui aspirent à la députation. Elle est à l'origine de nombreux questionnements aux acteurs politiques. A l'exemple de ceux qui s'interrogent si, pour ces législatives 2017, les Algériens vont se soumettre, encore une fois, à ce qu'ils croient être une fatalité, c'est-à-dire prendre les mêmes et recommencer. Il reste qu'à l'écoute de la dernière déclaration de l'actuel secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbas, l'espoir est permis. N'a-t-il pas affirmé que : «le prochain gouvernement sera composé de jeunes».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Djabali
Source : www.lnr-dz.com