Et voilà ! Le coupable est tout trouvé pour des ministres qui, à court d'arguments pour expliquer cette soudaine flambée des prix, pointent un doigt accusateur vers le consommateur. Pour eux, c'est cette fièvre acheteuse qui s'empare des ménages qui en est la cause.Le ministre du Commerce a tenté de se justifier sur ce qui se passe depuis quelques jours : «Comme à l'accoutumée, durant cette période de ramadan, il y a un rush sur les marchés ce qui engendre une forte tension sur certains produits alimentaires, ainsi la demande augmente et les prix flambent.
«C'est une conjoncture que nous vivons à chaque ramadan, mais, très souvent, après la première semaine de carême, les prix se stabilisent», a ajouté, le ministre du Commerce. M. Benbada expliquera que les prix diffèrent d'un marché à un autre. Il dira notamment : «Lors de ma visite dans la wilaya de Annaba, j'ai constaté que le prix de la pomme de terre était fixé à 25 DA le kg.» Le ministre qui intervenait, hier, en marge de l'inauguration du marché de proximité dans l'enceinte de l'UGTA, a appelé les citoyens à ne pas paniquer.
«Il n'y a pas lieu de s'alarmer ou de paniquer, les produits alimentaires de large consommation seront disponibles et les prix seront stables.» Dans ce même ordre d'idée, Rachid Benaïssa, ministre de l'Agriculture, dira : «Je n'arrive pas à trouver une seule raison valable à cette hausse subite des prix sur le marché à la veille du ramadan.» Tout se joue autour de trois indicateurs : «Le comportement, la demande et l'offre.» La réalité est là. L'offre aujourd'hui est suffisante. Mais, ce qui se passe est dû au comportement du citoyen. Dans 24 heures, la demande va sensiblement augmenter et les prix des légumes et des fruits vont flamber.
Seulement, dit-il, le prix des viandes bovine et ovine n'a pas bougé. Et de poursuivre : «Rien ne motive cette flambée des produits de large consommation. Sinon comment expliquer qu'un bouquet de coriandre a atteint les 50 DA ces jours-ci ' Comment faire pour maîtriser les prix durant ce mois sacré ' Le ministre de l'Agriculture et du Développement rural a tenté de minimiser les choses en disant : «les prix des produits alimentaires seront stables après la première semaine du ramadan.»
De son côté, Sidi Saïd a expliqué que face à l'agression du pouvoir d'achat des citoyens durant ce mois sacré, nous avons pensé à rendre les produits alimentaires locaux disponibles et accessibles, d'où l'idée de créer ce marché de proximité de solidarité». Près de trois millions de citoyens se sont approvisionnés dans ce marché durant le ramadan dernier.
Ces derniers ont pu faire un gain estimé, selon lui, à 10 000 DA/ mois. Ce marché de solidarité a été ouvert dans 20 wilayas du pays notamment du Sud. Ce marché a connu un important engouement dès les premières heures de la matinée. 15 camions transportant des viandes rouge et blanche vont sillonner Alger et ses alentours, selon le patron de l'UGTA.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S L
Source : www.infosoir.com