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Grève des personnels de la santé publique à Annaba : un taux de suivi de 82%



Grève des personnels de la santé publique à Annaba : un taux de suivi de 82%
Mohamed Rahmani

Le ras-le-bol des personnels de la santé, tous corps confondus, s'est exprimé hier à Annaba par une paralysie quasi-totale du secteur dans la majorité des établissements hospitaliers. En effet les corps communs représentés par les femmes de ménage, chauffeurs, gardiens, agents de sécurité et agents administratifs ont adhéré massivement, hier, au mot d'ordre de grève lancé par les syndicats. Ils sont suivis en cela par le corps des paramédicaux, mécontents eux aussi de leur situation socioprofessionnelle dont ils disent qu'elle va se dégradant. Praticiens spécialistes et généralistes, anesthésistes et radiologues ont à leur tour répondu favorablement à l'appel de leurs syndicats respectifs pour amener le ministère de tutelle à examiner leurs revendications en vue de les satisfaire totalement.
Des revendications qui se résument à la revalorisation des salaires, à la révision des statuts, à l'élargissement de la prime de contagion aux corps communs et à la régularisation des contractuels et des vacataires. Hier donc, les hôpitaux, les centres de santé et les Epsp étaient pour la plupart paralysés, certains totalement, d'autres partiellement. Le taux de participation à cette grève est estimé selon la coordination syndicale à 82%, un chiffre qu'on n'a pu confirmer auprès de la direction de la santé et de la population de la wilaya d'Annaba, dont le directeur était resté injoignable hier. Sur le terrain, les nombreux patients qui s'étaient présentés au niveau des centres hospitaliers ou dans les autres établissements de santé pour un contrôle, une auscultation ou des analyses, ont dû «patienter» des heures dans les salles d'attente bondées de monde avant de rentrer chez eux. Les uns pestaient contre cette situation qui les pénalise et menace leur santé, d'autres ne comprenaient pas du tout ce qui se passait parce que n'ayant pas du tout été informés de ce débrayage. «Pour la qualité des services qu'on a dans nos hôpitaux, je préfère aller ailleurs et payer au prix fort les soins nécessaires que de rester ici. Qu'ils continuent à faire grève», a fulminé un patient qui attendait depuis plus de 2 heures. Ce qui est sûr, c'est que le service minimum a été assuré et le service des urgences fonctionnait à plein temps hier. Une bonne chose malgré tout, surtout s'agissant de prendre en charge des blessés ou des malades chroniques.
M. R.
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