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GRÈVE DANS L'EDUCATION NATIONALE Plus de 50% de suivi à Annaba



Le débrayage de trois jours des enseignants et autres travailleurs de l'éducation nationale auquel a appelé la Fédération nationale des travailleurs de l'éducation (FNTE), affiliée à l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), a enregistré plus de 50% de suivi dans les 313 établissements scolaires des trois paliers de la wilaya d'Annaba.
Hier, en début d'après-midi, ce taux était évalué à 62% dans le primaire, à 47% dans le moyen et 35% au sein des lycées et technicums. Une dizaine d'écoles primaires et collèges d'enseignement moyen, tels les CEM du 8- Mars-1945, de la cité Seybouse et celui qui porte le nom du célèbre écrivain algérien Mouloud Feraoun, ont suivi le mot d'ordre de grève à 100%, selon des adhérents locaux à la FNTE. Cet arrêt de travail, qui a débuté hier se poursuivra jusqu'à la fin de la semaine, indiquent ses initiateurs. Il intervient après trois semaines seulement d'une rentrée scolaire qualifiée par les responsables du secteur de réussie, alors qu'aux dires des grévistes, il n'en est rien. Ils estiment qu'aucune solution n'a été apportée à leurs nombreuses revendications. Celles-ci ont trait à la non-application du statut particulier, encore moins à sa révision, l'abrogation de l'article 87 bis, le droit au départ à la retraite après 25 ans de service pour les femmes, l'intégration du personnel des corps communs au sein du secteur de l'éducation afin qu'il puisse bénéficier des mêmes droits. Concernant le côté pécuniaire contenu dans les revendications socioprofessionnelles, les grévistes réclament des augmentations salariales dont le montant sera fixé à travers des négociations entre l'employeur et le partenaire social, l'octroi d'indemnités sur la base du salaire brut, à l'image de ce qui se fait dans les autres secteurs de la Fonction publique. Ils insistent, d'autre part, sur le reclassement de l'encadrement pédagogique et autre personnel de soutien du secteur. Quelques membres de la FNTE n'ont pas été tendres envers le premier responsable de la Centrale syndicale, Abdelmadjid Sidi-Saïd. Pour eux, «il s'est montré plus proche des gouvernants et du patronat que des travailleurs». Pour appuyer leurs arguments, ils affirment que le patron de l'institution de la place du 1er-Mai «a cautionné, lors de la dernière tripartite, l'ensemble des décisions qui vont majoritairement à l'encontre du monde du travail. Ces décisions ne profitent qu'aux employeurs». Pour sa part, le report de la solution à la faiblesse du pouvoir d'achat des retraités a été dénoncé par les mêmes grévistes, en signe de solidarité avec les seniors. Se disant également concernés par cette question, ils estiment que le renvoi de son étude à une date ultérieure par une commission spécifique «témoigne du peu d'intérêt qui lui est accordé».
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