C'est finalement aujourd'hui que la juge doit se prononcer sur le bras de
fer engagé à Arcelor Mittal. En effet la chambre sociale à charge de traiter ce
dossier, s'est contentée durant les deux audiences de lundi et mardi de
constituer la base d'un dossier qualifié de brûlant dans son aspect social, du
fait que 7200 travailleurs paralysent le complexe d'El Hadjar pour des
revendications qu'ils estiment légitimes et de l'autre côté, la direction
générale qui affirme que ses intérêts sont spoliés par une grève qualifiée
d'illégale et qui devient très coûteuse pour l'entreprise. La juge chargée de
cette affaire semble opter pour la prudence pour éviter la moindre erreur.
Aussi la séance d'hier a permis au syndicat de remettre à la juge les
argumentations justifiant la grève. Selon Smaîn Kouadria, le syndicat est dans
une position très aisée, car il dispose de tous les justificatifs prouvant la
légalité du mouvement enclenché mardi 10 janvier et qui entame aujourd'hui sa
deuxième semaine. A leur sortie de l'audience d'hier, où des dizaines de
travailleurs les attendaient, les syndicalites ont été conviés par le wali
d'Annaba, M.Mohamed El Ghazi à une réunion «nous avons mis au courant, le wali
d'Annaba de l'évolution de la situation au niveau du tribunal d'El Hadjar et de
la situation à laquelle est arrivé le complexe durant la semaine de grève. Le
Wali n'a pas manqué de nous faire un appel du pied que nous avons aussitôt
décodé, mais la décision est entre les mains des travailleurs», nous a dit
Smain Kouadria, a sa sortie de la wilaya, tout en nous précisant que le mot
d'ordre de grève est suivi à 100% «Il est hors de question que l'on revienne
sur nos pas, notre décision est prise et elle est irréversible . La direction
est aujourd'hui au pied du mur et la solution est entre ses mains», a ajouté
notre interlocuteur, qui nous a annoncé qu'aujourd'hui mercredi se tiendra à
Alger, un conseil d'administration d'Arcelor Mittal. «Ils doivent décider d'une
résolution qui mettrait à exécution le plan de développement inscrivant à son
bord la réhabilitation de la cokerie», encore ajouté notre interlocuteur
précisant que la grève ne pourra s'arrêter qu'une fois cette décision prise.
Notre tentative pour contacter le responsable de la communication au niveau de
l'entreprise Arcelor Mittal a été vaine.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Hocine Kedadria
Source : www.lequotidien-oran.com