
Les films «Bill» de Richard Bracewell et « Much ado about nothing» de Kenneth Branagh ont été projetés lundi à la cinémathèque d'Annaba dans le cadre du programme international «Shakespeare Lives en 2016», initié par le British Council pour les 400 ans de la disparition du dramaturge, et réalisé en collaboration avec le Festival d'Annaba du film méditerranéen (Fafm).Célébrant l'oeuvre de William Shakespeare et son affluence sur l'art moderne, le programme «Shakespeare Lives en 2016» , a débuté avec la projection du film «Bill» en présence de son réalisateur Richard Bracewell, de l'ambassadeur du Royaume-Uni en Algérie, Andrew Nobel, de la directrice du British Council Sandra Hamrouni et de l'écrivain et critique cinéma Ahmed Bedjaoui. Sorti en salles en septembre 2015, «Bill» est une comédie qui raconte comment un piètre joueur de luth, a quitté sa famille cherchant gloire et fortune pour devenir un dramaturge mondialement connu. Par son lot d'humour et de tragédies, le film d'une heure et 34 minutes se veut fidèle aux codes de l'univers de shakespeare et montre une des facettes les plus méconnues du barde britannique. Le public cinéphile de la cinémathèque a pu découvrir par le suite le long métrage « Much ado about nothing»(beaucoup de bruit pour rien ) du réalisateur britannique Kenneth Branagh, une adaptation de la pièce éponyme de Shakespeare. Mettant en scène plusieurs stars du 7ème art, comme Denzel Washignton, Keanu Reeves ou encore Michael Keaton, cette comédie romantique relate les péripéties amoureuses de Claudio et de Benedict, campés respectivement par Robert Sean Leonard et Kenneth Branagh, fidèles compagnons de Don Pedro (Denzel Washignton) prince d'Aragon, avec leurs lots de trahisons et de ruses. Par l'universalité des thèmes qu'elle aborde, cette adaptation cinématographique de 1993 reste, de l'avis des connaisseurs du monde du 7ème art, «le parfait exemple de l'oeuvre impérissable de cet auteur de génie». Le programme «Shakespeare Lives en 2016» se poursuivra au Fafm jusqu'à mardi, avec la tenue à la cinémathèque du workshop «mise en scène, du script à l'écran», un atelier sur l'adaptation cinématographique du théâtre de William Shakespeare animé et dirigé par Ahmed Bedjaoui. La tragédie syrienne à l'écran La veille, c'est « Syriens » de Bassil El Khatib qui a été projeté au milieu d'un public fort nombreux. Le film est puissant et exprime avec ingéniosité la profondeur de la tragédie syrienne, de l'avis du public annabi présent en force à la présentation de ce long métrage en compétition durant le Festival d'Annaba du film méditerranéen (Fafm). L'assistance, dès la fin du film, s'est empressée de saluer le réalisateur qui, selon beaucoup d'entre eux, a fait montre d'un grand génie et d'une sincérité touchante à la hauteur des grandes ?uvres cinématographiques. Produit en 2016, le film est la 3ème partie d'une trilogie entamée avec «El Oum» (La mère) puis «Mariem», a déclaré dans une conférence de presse le réalisateur qui a qualifié son ?uvre de «message sincère, fort et responsable sur ce qui se passe en Syrie». «Syriens» met en scène deux jeunes femmes. La première est Zina, une femme rurale malade vivant une paisible histoire d'amour. La seconde Ryma est une journaliste-photographe qui suit la tragédie syrienne dans toute sa cruauté. Le sort des deux femmes se joint à celui de Youcef et de la guerre avec toute son horreur exacerbée par les groupes terroristes. La soirée de dimanche a donné lieu également à la projection de «Hepta» de l'Egyptien Hadi El Baghoury qui tente une analyse psycho-philosophique de l'amour et les phases de son évolution. Le troisième film de la soirée a été «Family member» du Grec Kartikkis Marinos qui raconte le drame social d'une famille grecque qui, par besoin, dissimule la mort du grand-père pour continuer à percevoir la pension accordée par les services sociaux. Des films de 17 pays participent à cette deuxième édition du festival d'Annaba du film méditerranéen dont les dernières soirées attirent de plus en plus de jeunes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R C
Source : www.lnr-dz.com