
Chroniques dunkerkoises» est le titre de l'exposition de Hadi Hamdikene, qui se tient actuellement à l'Institut français d'Algérie (IFA) jusqu'au 26 mars 2015 après un passage à Annaba, Tlemcen et Oran.L'exposition sera présentée ensuite au public de l'IFA Constantine à partir du 5 avril. Les œuvres du photographe algérien ont été exposées en mars 2014 à la faveur des Rencontres photographiques de Dunkerque à la galerie du Château Coquelle.Hadi Hamdikene a séjourné à deux reprises à Dunkerque (France) en 2014 à la faveur d'une résidence artistique soutenue par l'Institut français de Annaba, l'Association le Château Coquelle de Dunkerque ainsi que la communauté urbaine de cette ville. «J'avais carte blanche pour tirer le portrait de Dunkerque avec son immense port, le troisième de France avec 12 km de long, ses môles. J'ai photographié les quartiers atypiques aux briques rouges, les habitants. Les lumières de Dunkerque ont inspiré les grands peintres flamands.Le matin, c'est brumeux, presque impossible de travailler pour un photographe. Mais, l'après-midi, des incendies éclatent en plein ciel.La lumière est fabuleuse. J'ai beaucoup appris en faisant ce travail, j'ai eu la chance de rencontrer des peintres et des photographes de l'Ecole des beaux-arts de Tourcoing et de Lilles. J'ai fait un déplacement à Bruges en Belgique», a souligné le photographe annabi.«LE PLAT PAYS, LE MIEN»Selon lui, le public, qui a visité son exposition à Dunkerque, était curieux de savoir comment un photographe algérien, habitué aux lumières fortes de la Méditerranée, regardait leur ville du Nord. «J'ai exposé 38 photos. Le jour du vernissage, beaucoup d'enseignants, d'artistes et de journalistes sont venus. La Voix du Nord a écrit un article favorable sur l'exposition. J'avais un bateau à ma disposition qui s'appelait le Texel (du nom de la Bataille navale de 1694, ndlr) pour prendre des photos de la ville à partir du port.A Dunkerque, je me suis rappelé la chanson de Jacques Brel Le plat pays qui est le mien. Il n'y a pas de montagne autour de la ville. Une ville rasée lors de la Deuxième Guerre mondiale, d'où l'usage de la brique rouge pour la reconstruction, à défaut de pierres», a relevé Hadi Hamdikene.Le photographe a écrit un texte poétique pour évoquer son voyage à Dunkerque avec son Leica en main : «Une odeur de mousse et d'herbe mouillée monte des canaux aux eaux grises. Je capte vite à travers la vitre du taxi, le bâti, des visages, le beffroi? Les rues sont presque vides. A Malo les Bains, les maisons avec leurs bow windows chamarrées sont magnifiques et rappellent l'Angleterre toute proche.Sur la digue, la mer du Nord pousse son vent glacial, fait valser les enseignes des restaurants et les oriflammes. Les touffes d'oyats parsemées sur les dunes infinies évoquent certaines scènes de films de Rohmer....».Fayçal Métaoui
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fayçal Métaoui
Source : www.elwatan.com