Annaba

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR Le congrès du CNES sans les dissidents



En soulignant le caractère revendicatif du Cnes, les responsables du syndicat des enseignants du supérieur optent pour une conduite «sage». Reporté plus d'une fois, le 3ème congrès du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) a finalement pu se tenir. Les raisons de ces reports a expliqué le coordonnateur national Ali Boukaroura sont que « nous n'avions voulu éliminer personne », « nous avons voulu reprendre les personnes ayant fait l'objet de sanctions par la commission de discipline du Cnes mais, hélas, les tentatives pour ramener les « exclus » du Cnes à de meilleurs sentiments n'ont pu aboutir, fait constater ce même interlocuteur. Pis, fait-t-il remarquer, ces sections qui ont quitté le conseil national en mai dernier « se sont organisées en coordination pour rivaliser avec le Cnes » et ce, « en dépit » de nos appels pour l'organisation d'un congrès qui n'exclurait personne. Alors même que le caractère revendicatif est prôné haut et fort par les responsables du Cnes, il n'en demeure pas moins que le changement de stratégie recherchée sera celui de la « normalisation » du Cnes. A ce propos, dira le premier responsable du Cnes, que le syndicat qu'il représente «a besoin d'une visibilité pour mener à termes les revendications.  Dans une allusion à ses opposants que le Cnes « ne doit pas être un syndicat des assemblées générales et de revendications rentières, voire corporatistes où les intérêts supérieurs de l'université sont totalement omis ». Ce sont là, globalement, les affirmations du coordonnateur national du Cnes, en ce premier jour du congrès, qui indiquent bel et bien que des « changements » attendent le Cnes au moins pour les trois années à venir. Le Cnes est appelé à changer sa stratégie en optant pour un « syndicalisme professionnel » avec des droits et des devoirs.. Pour ce qui concerne la journée d'hier, les travaux des délégués syndicaux ont consisté à l'installation de 2 commissions. L'une, aura la tâche de s'occuper du statut fondamental du Cnes. Un document qui a été élaboré et discuté par la base durant les trois derniers mois, et peaufiné récemment, à Annaba, sera mis à l'approbation des congressistes pour son adoption. Selon Malik Rahmani, coordonnateur adjoint, le statut devra « cristalliser » l'expérience vécue depuis la crise de mai 2006, qu'a connue le conseil des enseignants et surtout de « stabiliser » le Cnes a-t-il indiqué. La seconde commission, installée hier, aura pour mission, lors de ce congrès, de définir un programme d'action du syndicat des enseignants pour la protection des acquis de l'université à l'heure où l'on parle, de plus en plus, de privatisation par la création d'écoles supérieures qui échapperaient au contrôle de l'université, et par conséquent, de l'Etat.  «Le Cnes défendra avec acharnement le caractère public de l'université » a précisé le coordonnateur du Cnes. Ce document fait référence aux tâches prioritaires du Cnes. Ce congrès, qui se tiendra jusqu'à jeudi, aura regroupé les délégués de 31 sections syndicales sur un nombre total de 41. Une nouvelle direction sera élue aujourd'hui.
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