Les citoyens de la commune de Chaffia ont procédé, hier, à la fermeture du CW 105 au niveau du tronçon traversant le barrage éponyme — le choix du lieu n'est pas fortuit —, et ce, pour protester contre le manque d'eau potable depuis le mois de février dernier.
«Nous dénonçons avec véhémence les promesses creuses et sans lendemain des autorités locales quant à l'éradication du problème récurrent du manque d'eau potable et la rénovation du réseau du périmètre irrigué sur 100 ha», ont-ils tenu à affirmer. Et d'ajouter, avec rage et dépit, que «les autorités locales se sont engagées à plusieurs occasions de doter la commune d'une station de traitement des eaux à partir du barrage de Chaffia, situé, ironie de la situation, à quelques kilomètres du chef-lieu de la commune et d'une capacité de 156 millions de mètres cubes. En vain. Aussi, le périmètre irrigué accuse-t-il de grandes défaillances techniques de par la corrosion des canalisations et du fait que durant 20 ans d'existence, il n'a jamais servi à l'irrigation de dizaines d'hectares auxquels il était destiné. En somme, une dilapidation pure des deniers publics». Dans le même sillage, il faut savoir que les protestataires accusent ouvertement la Seata (Société des eaux et d'assainissement d'El Tarf et Annaba) ainsi que la Direction de l'hydraulique de n'avoir pas procédé à la rénovation des canalisations sur 40 km reliant les forages de Reghia, dans la commune de Berrihane, avec leur commune. Une détérioration du réseau d'acheminement de l'eau potable qui perdure depuis le mois de février, date des intempéries qui ont touché la wilaya à plusieurs reprises. Pis, les protestataires notent, cependant, le fait que la Direction de l'hydraulique leur avait interdit formellement l'utilisation des eaux du barrage pour l'irrigation des centaines d'hectares de terres agricoles. Dans un autre registre, selon des sources crédibles, l'avis d'appel d'offres lancé pour l'étude de la réhabilitation et la rénovation du réseau du périmètre irrigué de Chaffia a été jugé infructueux à trois reprises, et ce, durant ces deux dernières années. Par ailleurs, nous avons appris que le directeur de l'agriculture et celui de l'hydraulique ont engagé des pourparlers avec les protestataires dans le dessein de trouver des solutions durables à la récurrence du manque d'eau potable et ouvrir la route à la circulation automobile sur cet axe important et stratégique reliant la daïra de Bouhadjar avec la ville d'Annaba.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Daoud Allam
Source : www.lesoirdalgerie.com