Dans un communiqué rendu public, jeudi, le syndicat d'entreprise de Sider Annaba tire la sonnette d'alarme sur la situation catastrophique que vit l'entreprise des mines de l'Ouenza, principal fournisseur en matière première du complexe sidérurgique d'El-Hadjar.Evoquant les pannes répétitives et les arrêts de production de minerai qui sont survenus ces derniers mois sur ce site historique, les syndicalistes alertent sur les risques d'arrêt prolongé des installations d'El-Hadjar et notamment sur celui du haut-fourneau, véritable centre névralgique de leur usine.
"Le haut-fourneau et les unités de fabrication qui en dépendent traversent une période difficile, conséquence des fréquentes ruptures d'approvisionnement depuis les mines de l'Ouenza. Des perturbations qui menacent l'avenir même de notre outil de travail.
Nous informons tous les travailleurs que nous accordons la plus grande attention à ce qui se passe sur le site minier et que nous sommes informés de tout ce qui s'y passe. En outre, il faut que tout le monde sache que nous sommes en contact permanent avec les cadres dirigeants de Sider pour tenter de trouver une solution à cette situation préoccupante.
En notre qualité de partenaire social, nous avons attiré l'attention de toutes les instances compétentes sur les répercussions que peuvent avoir ces interruptions sur la stabilité du complexe sidérurgique et pour demander à celles-ci d'intervenir", souligne l'auteur du communiqué.
Cela avant de lancer un appel solennel aux salariés concernés pour qu'ils restent unis et solidaires en cette pénible circonstance jusqu'à la sortie de crise. Nous apprenons, par ailleurs, de source proche de la direction de Sider Annaba, qu'une équipe de cadres dirigeants de cette entreprise s'est rendue à Ouenza et que ces techniciens ont pu constater de visu la gravité de la situation qui prévaut sur le site minier.
Notre source affirme que selon le compte rendu qu'ont fait les membres de cette mission, le pire est à craindre ; en effet, toutes les installations et tout le matériel d'extraction, de transport par bande du minerai sont à l'arrêt pour une durée indéterminée, alors que le complexe sidérurgique ne dispose que pour une semaine, tout au plus, de stock de matière première, avant de mettre en veilleuse le haut-fourneau.
Ce qui n'offre au géant national de la métallurgie aucune marge de man?uvre autre que l'importation de minerai de fer depuis d'autres pays, sinon l'arrêt technique prolongé et la mise en congé forcé des salariés des usines d'El-Hadjar en attendant qu'une solution soit trouvée au mal qui est en train de tuer l'entreprise des mines de l'Ouenza.
Il y a lieu de signaler à ce propos que le problème de la gestion de cette société publique, la plus grande du pays en matière de ressources à ciel ouvert, se pose depuis le début de l'année 2000. Force est de constater que toutes les restructurations et les désignations de responsables chevronnés, dont celles d'éminents spécialistes étrangers de l'exploitation minière qui ont été entreprises jusqu'à aujourd'hui, ont été vaines.
A. Allia
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A ALLIA
Source : www.liberte-algerie.com