Annaba - Revue de Presse

3e journées nationales d?urologie

La formation du corps médical spécialisé mise à l?index Rarement abordés, sinon dans les huis clos de la sphère médicale, les questions liées à la formation ont été décortiquées et débattues sans tabou, et surtout sans langue de bois, à la faveur des troisièmes journées nationales d?urologie domiciliées les 26 et 27 avril 2007 à l?auditorium de la faculté de médecine. Organisé sous l?impulsion de l?association des urologues de Constantine, ce symposium, qui a réuni une belle brochette de sommités, ayant de près ou de loin un lien avec cette spécialité, a reposé également, dans sa deuxième partie, sur la thématique du traitement médical en urologie. Un hommage particulier a été rendu, à cette occasion, au Pr. Attar, président de la société algérienne de chirurgie urologique et au Pr. Oucherif, président de la société algérienne de chirurgie urologique, deux personnages reconnus parmi les figures de proue de l?urologie dans notre pays. Ils seront les premiers à admettre cette dure réalité consistant à dire que, d?une manière générale, la formation du corps médical a été et continue d?être pénalisée par des incohérences, et qu?il était temps de tailler dans le vif pour remettre les choses à plat et récolter enfin un « produit fini » de qualité. Au plan des conférences orales, le Dr Chettibi, urologue au CHU de Annaba, ouvrira les « hostilités » en faisant un état des lieux objectif, exposant à l?assistance « les grandes lignes d?une démarche de qualité pouvant contribuer à corriger les insuffisances et les anomalies dont souffre la formation médicale ». Le Dr Ben-naoum, du CHU de Nîmes, lui emboîtera le pas en préconisant, pour sa part, « une formation balisée permettant aux jeunes d?acquérir des repères, un historique et des références susceptibles de combattre l?isolement de l?urologue ayant accompli sa formation, et qui se trouve ensuite brutalement livré à lui-même ». Pour sa part, le Pr. Hassani, chef du service des urgences médicales du CHU de Constantine, n?ira pas par quatre chemins pour stigmatiser la formation post-graduée en chirurgie, et ce à travers une réflexion portant sur le produit de la réforme. Force est de constater, soulignera-t-il, que plusieurs décennies après la mise en ?uvre de la réforme des études médicales, celle-ci est très loin d?avoir donné les résultats escomptés. Ciblant en particulier les spécialités de la chirurgie, il imputera ce constat d?échec à la qualité du cursus de formation, aux équipes chargées de cette formation, à leur environnement et aux critères de sélection des étudiants dits résidents
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