
Mohamed RahmaniLes expatriés syriens réfugiés en Algérie, dont quelques centaines ont élu domicile à Annaba, vivent dans des conditions déplorables. Certains louent des chambres dans des hôtels miteux, d'autres préfèrent les dortoirs et d'autres encore se retrouvent à la rue, sans toit exposés à tous les dangers. Ce sont des familles entières déracinées de leur pays qui n'ont plus où aller et qui pour survivre mendient dans la rue ou dégottent de petits boulots qui leur rapportent juste de quoi tenir quelques jours. La situation précaire de ces personnes, plongées dans la misère du jour au lendemain, a été exploitée par des individus sans scrupules qui ont trouvé là un réservoir intarissable pour gagner de l'argent de la manière la plus abjecte et illicite. Ces familles en détresse sont contactées pour soi-disant embaucher leurs enfants, spécialement des jeunes filles, dans des magasins ou dans des maisons moyennant un salaire plus ou moins respectable. En réalité, après quelques jours, ces jeunes filles se retrouvent dans des maisons closes clandestines «ouvertes» dans certains quartiers de la ville, une sorte de traite des blanches organisée par des proxénètes qui exploitent ces jeunes filles soumises à un véritable esclavage sexuel. Quelques temps plus tard, ces mêmes jeunes filles se retrouvent dans les night-clubs et les bars de la côte annabie où elles exercent leurs charmes. Elles sont serveuses, danseuses et entraîneuses.Les services spécialisés de la police judiciaire de la sûreté de wilaya de Annaba ont pris l'affaire en main et sont en passe de démanteler tout un réseau qui s'est constitué au cours de ces deux dernières années. Des descentes de police sont effectuées dans les bars, les discothèques et les night-clubs de la ville pour mettre fin à ces pratiques illégales qui portent atteinte aux m?urs publiques et à l'image de la ville. Ces familles dans la détresse et qui se sont réfugiées en Algérie fuyant la guerre civile dans leur pays, croyaient trouver aide et assistance chez nous. Certes, il y en a qui ont été prises en charge par les autorités ou par des citoyens qui se sont solidarisés avec elles, mais certaines sont tombées dans les griffes de ces innommables individus.M. R.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : La Tribune
Source : www.latribune-online.com