Annaba - A la une

Des logements et des malfaçons



Derrière les façades des immeubles des logements, se cachent les malfaçons dans les travaux de réalisation. Des travaux suscitant moult interrogations. Des travaux validés, pourtant, par le bureau d'études et le maître d'oeuvre. Etanchéité, maçonnerie et finition, rien n'a té é fait dans les normes par ces entreprises chargées de la réalisation de milliers d'unités de logements dans la wilaya d'Annaba. Pas besoin d'évoquer l'intérieur des appartements tant tout laisse à désirer. Le phénomène gangrène tous les segments d'habitation. De la formule Aadl jusqu'au segment du social en passant par le reste des formules, la désolation est immense. Un véritable «gâchis» de matériaux de construction. Des fonds colossaux ont été engloutis pour transformer la géométrie de baraque de l'horizontale à la verticale, notamment pour les logements sociaux, destinés à une couche sociale en dessous de la classe moyenne. De l'enduit de mauvaise qualité jusqu' à la peinture en passant les matériaux défectueux, ces logements sont cédés dans un état déplorable. Murs fissurés, et parfois sans enduit, des infiltrations d'eau, faute d'étanchéité. Fautes de moyens, des centaines voir des milliers d'occupants des logements sociaux, n'ont pas pu opérer des travaux pour rattraper les imperfections. Idem pour les unités Aadl à la nouvelle-ville de Draa Errich ou de la cité 500 logements de Boukhadra 3, dans la daïra d'El Bouni entre autres. Pour ne citer que ces deux exemples de logements Aadl livrés à leurs acquéreurs dans un piteux état. En plus du retard accusé dans la réalisation des différents projets, les acquéreurs des unités Aadl à Annaba, devront, en sus du prix de leur appartement, mettre la main à la poche. De nombreuses malfaçons, voire de véritables opérations de bâclage, doivent en effet être rattrapées. Et pour leur plus grand malheur ces bénéficiaires n'ont aucun droit au recours. Toute tentative de réfection des dégâts est vouée à un échec du fait que le travail à la base n'a pas été fait dans les normes. Pour les rendre habitables, il faudrait un budget conséquent. Or, la majorité des bénéficiaires sont issus de la classe moyenne et ont été saignés à blanc pour décrocher un logement Aadl. Une formule censée fournir aux souscripteurs des logements relativement habitables. Malheureusement, leur joie s'est vite dissipée à la découverte de leurs appartements. Les réserves soulevées, par les occupants de cette formule, font état de sol mal fait, de peinture débordante, une faïence pleine de défauts, une plomberie défaillante et absence d'isolation thermique, des murs bossés. À cela s'ajoute l'absence d'eau et l'aménagement externe dans les cités. Ces immeuble étaient censés être construits selon les normes exigées dans le cahier de charge, défigurent littéralement le paysage de la wilaya d'Annaba. Une laideur à ciel ouvert. Une laideur devenue comme un signe prémonitoire et comme un symptôme de dégénérescence, pour paraphraser le philosophe allemande Friedrich Nietzsche Un déclin dont sont responsables les bureaux d'études et les maîtres d'oeuvre.
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