Annaba - A la une

Des citoyens à la rescousse des étudiants à Annaba



Remplaçant au pied levé les étudiants qui semblent avoir eu, cette fois encore, des difficultés à se mobiliser pour la marche hebdomadaire du mardi, de simples citoyens, une cinquantaine environ, se sont regroupés, hier, devant le théâtre régional Azzedine-Medjoubi d'Annaba pour revendiquer le départ inconditionnel du système. Aux cris d'"Istiqlal ! Istiqlal !", les manifestants, parmi lesquels se trouvaient plusieurs femmes, ont exigé l'arrêt de la répression qui est exercée au quotidien contre les inconditionnels du hirak et la libération des détenus d'opinion qui croupissent dans les prisons.Les contestataires ont conspué les journalistes, notamment ceux travaillant pour les chaînes de télévision publiques et privées, qui continuent d'occulter les marches pacifiques du peuple. "Nous continuerons notre lutte contre le régime Tebboune, qui n'est que le prolongement de celui honni de Bouteflika et la îssaba. Sa Constitution et son gouvernement ne sont pas acceptés par le hirak. Ils s'entêtent à ignorer les cris du peuple et nous ne nous arrêterons pas non plus", s'insurge l'un des participants à ce rassemblement, en agitant une pancarte sur laquelle on pouvait lire "Hirak uni.
Laïcs et islamistes avec un seul objectif : le changement !" Une dame d'un âge certain renchérit en évoquant le désespoir des jeunes qui n'ont d'autre alternative que la harga, la drogue et le suicide en guise d'avenir, alors que la bande a spolié toutes les richesses. "Ils nous ont tout pris et ils continuent de nous narguer. Y en a marre. Il faut qu'ils payent tous et que l'Algérie se réapproprie son indépendance", lancera-t-elle avant de pousser un youyou strident.

A. Allia
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)