
Avec le lancement des épreuves du Brevet d'enseignement moyen (BEM) dès aujourd'hui, l'effervescence sera, encore une fois, de mise à la direction de l'éducation (D.E) et au Centre des examens et concours (CEC) de la wilaya de Annaba. Dans l'une comme dans l'autre de ces structures, l'on veut éviter les erreurs d'organisation commises lors des épreuves du bac.A l'image de celles portant sur la désignation d'encadreurs décédés, à la retraite ou en congé de maternité et d'autres qui se sont retrouvés, pour la 4e ou la 5e fois, dans le même centre d'examens, la désorganisation a atteint l'inadmissible avec la désignation d'enseignants inexpérimentés ou de suppléants, donc enseignants non confirmés, ne figurant pas sur la liste des effectifs de la Fonction publique, pour veiller au bon déroulement des épreuves. A ce niveau, des enseignantes ont été désignées sous leur nom de jeune fille à la surveillance dans le même centre d'examen où leurs enfants ou ceux de proches concourent. La boucle a été bouclée avec la disparition du service examen et scolarité des dossiers d'inscription de 5 candidats libres. Ils (3 filles et 2 garçons) auraient pu être privés de concourir s'il n'y avait pas eu la liste additive à la dernière minute. C'est pourquoi, la ministre de l'Education nationale devrait s'intéresser un peu plus à ce qui se passe dans son secteur à Annaba. Il est certain qu'un coup de pied dans la fourmilière serait véritablement salvateur. A défaut, rien ne s'opposerait à ce que cette wilaya obtienne le plus grand nombre de bacheliers et des notes imméritées même si les corrections des épreuves du bac ont été externalisées. En fait, c'est dans l'organisation des épreuves elle-même que l'on a préparé la fraude. Elle est destinée à favoriser certains candidats. Tout autant que pour les orientations pédagogiques de début d'année scolaire où l'interventionnisme fait des ravages. Le pire pourrait surgir à la direction du CEC déjà dépassée. En fait, le candidat fraudeur surpris en flagrant délit au centre des examens du bac le CEM Bouzered-Hocine, n'est rien comparativement à ce qui s'est préparé. C'est dire que les décideurs du ministère devraient rapidement bouger pour éviter que les épreuves du BEM synonyme d'admission en 1ère année secondaire ne soit un remake de la désorganisation ayant caractérisé celles du bac. D'autant que du côté du service des examens et scolarité, il semble que l'on ait d'autres chats à fouetter. En ce qui concerne le BEM, si les moyens humains et matériels ont été mis en place pour permettre une meilleure prise en charge des candidats, c'est dans le comportement des cadres chargés de l'organisation et de la supervision des épreuves qu'il faudrait chercher le mal. En tout état de cause, pour cet examen de BEM, la direction de l'éducation a sollicité 2 200 enseignants. Ils ont été répartis dans les 37 centres d'examens implantés dans les 12 communes. Dès aujourd'hui dimanche à 8h00 donc, ces centres sont appelés à accueillir 9 307 candidats dont 4 504 filles et 240 libres dont 5 filles.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Djabali
Source : www.lnr-dz.com