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Dégradation de l'environnement de la 4e ville d'Algérie



Dégradation de l'environnement de la 4e ville d'Algérie
A quelques mois de la fin de leur mandat, les élus de l'Assemblée populaire communale d'Annaba auront tout le loisir de faire le bilan de leur gestion de la 4e ville d'Algérie. Leurs concitoyens et électeurs ont déjà tiré leurs conclusions en affirmant que ce bilan est bien maigre à tous les niveaux d'intervention administrative, sociale, technique, culturelle et sportive.
L'unanimité s'est dégagée autour du fait qu'avec cet exécutif, Annaba aura connu le plus médiocre des septennats communaux depuis l'indépendance. Au titre d'arguments, ils avancent la saleté chronique qui caractérise la ville et le bien bas pourcentage de consommation du budget dégagé annuellement par la wilaya pour l'amélioration des conditions de vie des 350 000 habitants de la commune chef-lieu. D'où les interrogations sur ce qui retient les élus de l'APC de faire comme leurs homologues français de Saint- Etienne et de Dunkerque, à savoir démissionner ou faire démissionner leur guide. On retiendra cependant que plusieurs des élus communaux d'Annaba n'ont pas raté l'occasion de multiplier les déplacements, les missions et les visites d'échanges et d'amitié dans d'autres communes d'ici et d'ailleurs. La toute dernière a été effectuée dans les 2 sens au titre du jumelage Annaba-Saint-Etienne. Si du côté des élus français, l'on a donné une profusion de détails sur le passé, présent et le futur de la ville manufacturière qu'est Saint-Etienne, les élus d'Annaba, notamment ceux qui représentent la majorité à l'exécutif communal, ont paru bien démunis. A ce jour, les citoyens d'Annaba n'ont pas été informés sur ce que leurs élus ont proposé comme expérience de Annaba à la ville de Saint- Etienne. Il ne pouvait pas en être autrement quand on sait que nos élus de la majorité à la commune d'Annaba sont issus d'une liste de candidats d'un parti politique déphasé. Il est localement représenté par un mouhafad dont les préoccupations des citoyens sont le dernier de ses soucis. Lui-même député, ce mouhafad n'a jamais participé à une réunion de l'APW, visite d'inspection ou de travail d'un membre du gouvernement et autres. On ne l'a jamais entendu à l'Assemblée nationale populaire pour défendre un dossier de la wilaya qu'il représente. C'est dire que cela aurait été trop demandé à ceux que, via une liste de candidats, qu'il a lui-même désignés à l'APC de faire l'effort de répondre aux attentes de la population. Malgré les importants budgets alloués, la ville est d'une saleté à faire pâlir de jalousie un gestionnaire de dépotoir. L'éclairage public est déficient dans la majorité des quartiers et des cités. Les routes n'ont jamais connu un état de délabrement aussi important que celui vécu tout au long de ces cinq dernières années. Les espaces verts et aires de jeu ont totalement disparu ou ont été transformés en dépotoirs à ciel ouvert. A l'image de la cité des Orangers qui, grâce à ses habitants, a vu son environnement préservé de toute agression. Elle avait même été désignée comme étant la cité la plus propre et du meilleur balcon d'Annaba. Jusqu'au début des années 2000, elle était l'exemple en termes de respect de l'environnement, d'hygiène et de salubrité. Dès 2005 et au fil des années, elle est devenue un bidonville. Pis, parce que le président de l'APC n'a pas respecté ses engagements de procéder à la réhabilitation du réseau d'éclairage public, des délinquants y sèment la terreur. Ils sont issus du bidonville voisin de Fakharine. Pour imposer leur diktat aux habitants, ils utilisent des épées, sabres, cocktails Molotov, cran d'arrêt. Hier facteur de sécurité, le mur d'enceinte de cette cité n'a pas été réparé malgré les nombreuses démarches et écrits des citoyens adressés à la commune. Dans le cadre de la création d'une police de proximité, un poste de police fixe devait être réalisé. Il n'en fut rien. A ce niveau aussi, l'on fait dans la politique des promesses sans lendemain. A l'absence de sécurité des biens et des personnes, s'ajoute celle de caniveaux pour l'évacuation des eaux de pluie. Conséquence, les habitants des Orangers appréhendent la saison des pluies car synonymes d'inondations, boue, gadoue et stagnation des eaux. La cité des Orangers n'est pas un cas isolé en matière de prise en charge du quotidien des citoyens d'Annaba. La dégradation de l'environnement s'est généralisée. Et pourtant, la commune dispose d'un budget annuel conséquent. Il est même l'un des plus importants des grandes villes du pays. A octobre 2011, moins de 25% de ce budget a été consommé. Des projets de réhabilitation de divers secteurs socioéconomiques avaient été élaborés par les élus du précédent mandat. Ils devaient être mis à concrétisation par l'actuel conseil communal. Faute de réelles motivations et absence de compétences aidant, ces projets sommeillent toujours dans les tiroirs de l'incompétence. Ce qui a eu pour conséquence de faire aujourd'hui de Annaba un cimetière de promesses jamais tenues. Et dire que durant les années 1980, elle était qualifiée de plus belle ville d'Algérie.
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