Annaba - A la une

Début de matérialisation du plan d'investissement



Début de matérialisation du plan d'investissement
Avec la signature, imminente, par le ministère de l'Industrie, la direction générale ArcelorMittal Annaba (AMA) et celle de l'Agence nationale de développement des investissements (Andi), le dossier des investissements évolue dans le sens de la mise en route effective du plan d'investissement.
C'est certainement pour mieux appréhender cette importante démarche pour l'avenir des travailleurs que Abdelmadjid Sidi Saïd, le secrétaire général de la centrale syndicale UGTA a provoqué mercredi, une réunion au siège de son institution à Alger. Elle a réuni plusieurs cadres syndicaux dont les représentants des travailleurs d'ArcelorMittal Annaba. En fait le contrat en question devait être avalisé par les ttrois partenaires depuis quelques jours n'étaient les récents changements intervenus au niveau du gouvernement. L'accélération du processus aurait pour cause l'impatience des travailleurs quant à voir matérialiser le dit plan nécessaire à la relance de la production de l'acier liquide. D'autant que dans un geste de bonne volonté le ministère de l'Industrie avait décidé de débloquer le remboursement de la moitié du montant de la TVA versée au titre de pré-requis. La décision est antérieure de quelques jours de l'accord officiel émis fin novembre 2011 par la BEA pour le refinancement d'AMA. La matérialisation prochaine de l'accord est corroborée par la participation à la prochaine réunion (prévue fin septembre 2012) du directeur général de l'Andi garant des avantages à accorder au titre de mesures d'accompagnement. Il était temps qu'intervienne pareil rendez-vous après les multiples reports, notamment celui de la fin de l'année 2011 où une rencontre avec de l'ensemble des partenaires directement impliqués dans ce dossier avait été déprogrammée. C'était au lendemain de l'officialisation de l'augmentation du capital social de la société. De l'ordre de 150 millions de dollars (105 millions de dollars pour AMA et 45 millions de dollars pour Sider, le nouvel apport en argent frais au capital devait intervenir en deux versements. Le premier fixé à 30 millions de dollars a été matérialisé courant le 1er trimestre 2012 avec le dépôt du dossier Andi nécessaire pour le bénéfice des avantages prévus dans le cadre des investissements directs étrangers. Et quels investissements ' Ils ont été fixés pour être matérialisé durant les cinq années précédant la signature de la convention où les priorités avaient été soulignées à l'image de la cokerie appelée à être réhabilitée alors qu'initialement il était question d'un changement de toute l'installation ou de son abandon. Tout aussi prioritaire la réhabilitation du haut fourneau et la zone agglomération. D'un montant de 270 millions dollars, la première tranche des investissements portera la production d'acier liquide du complexe sidérurgique El-Hadjar à 1,4 million de tonnes/an. Cette partie de la convention achevée, succédera immédiatement la deuxième. Selon de nombreux cadres bien au courant du dossier, il concerne la réalisation d'une usine de réduction directe. D'un montant de 300 millions d'euros, la réalisation de cette usine destinée à l'enrichissement du minerai et la fusion directe hissera la production de la production du complexe à 2,4 millions de tonnes/an. Tout ceci a été dit et redit dans l'attente du rendez-vous ministère de l'Industrie-AMA et Andi. L'autre information est tout aussi importante car s'agissant du sauvetage de plus de 600 postes de travail de la filiale ArcelorMittal Pipes and Algérie-Tuberie (anciennement Alfatube). Selon des informations qui restent à confirmer, cette filiale et l'entreprise Sonatrach seraient en négociations pour la signature d'un contrat portant sur la fourniture par Alfatube d'une importante quantité de tubes casing (coffrage des puits). L'information a circulé comme une traînée de poudre dans le milieu des travailleurs du complexe où est implantée l'unité de production des tubes. Elle est amplement discutée de par ce qu'elle représente comme acquis. C'est le cas de le dire quand on sait que les quelque 600 travailleurs vivotent depuis des années au gré d'une masse salariale que, faute de plan de charge, leur verse mensuellement la société mère. Si elle venait à être confirmée, cette commande mettrait fin à ce que les syndicalistes qualifient d'embargo de l'entreprise Sonatrach sur les tubes algériens. Les syndicalistes avaient estimé que les arguments avancés par Sonatrach pour justifier son refus d'acheter des tubes AMA sont en contradiction avec le satisfecit exprimé par les représentants de cette même Sonatrach lors de la visite pour l'homologation de la TSS en juin 2010. «Il est évident que le chiffre d'affaires et les cash flow d'Ampta sont insuffisants, mais il semble que le critère de chiffre d'affaires soit de toutes les façons hors d'atteinte. Il manque à Ampta un certificat API qui n'était pas exigé les précédentes années. En réalité, les représentants de Sonatrach étaient venus pour homologuer Ampta en juin 2010. Ils avaient exprimé leur totale satisfaction quant au progrès et sérieux de l'usine. Alors qu'il ne restait plus qu'une contre-visite à effectuer, les représentants de Sonatrach ont déclaré qu'ils changeaient de système d'homologation», avait constaté Smaïl Kouadria anciennement secrétaire général du syndicat AMA avant sa députation. Le même cadre syndical avait souligné qu'il ne ménagerait aucun effort et démarche auprès du ministère de l'Energie, de l'Industrie et de la centrale syndicale UGTA pour obtenir une aide et un accompagnement à même de permettre à AMA de tisser une collaboration étroite avec Sonatrach, Sonelgaz.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)