Les choses vont de mal en pis au CRT, le club phare de la wilaya d'Aïn
Témouchent. Les caisses sont vides et la situation est plus que jamais
préoccupante.
Le club, qui croule sous le poids des dettes, estimées à 1,7 milliard de
centimes, vit aujourd'hui des moments très difficiles. Devant une telle
situation devenue ingérable, le PDG de la Spa-CRT a animé ce samedi un point de
presse au siège du club.
Avant de communiquer quelques chiffres, l'orateur a souligné que tous les
moyens ont été épuisés pour sauver le club. Il a ensuite ajouté que le club se
dirige droit vers le forfait général si les choses en restaient là. Et à la
lumière des chiffres divulgués, le club a été contraint de contracter une dette
de 1,7 milliard qui représente la somme consommée par le club jusque-là. «La
reprise du championnat verra le club effectuer trois déplacements consécutifs
(OM, CSC, ABM) qui nécessiteront pas moins de 120 millions de centimes»,
précisera le PDG de la société, Abdelbaki Larbi. «Sans moyens financiers, aucun
club au monde ne peut continuer à vivre et à gagner des matchs. Là,il faut
surtout rendre hommage aux joueurs et au staff technique, qui sans même toucher
la totalité de leurs salaires continuent de mouiller leurs maillots. Et hormis
l'aide de deux bienfaiteurs d'un montant de 70 millions (dont 40 unités du
promoteur Tounsi), nous n'avons, jusqu'à ce jour, reçu aucune subvention ou
aide financière ni des pouvoirs publics ni autre. Nos parts sur les recettes du
stade OPOW «Sikki Omar» sont dérisoires. A titre d'exemple, lors du match contre le
CAB, on a reçu la modique somme de 1567 DA, et 6610 DA face au NAHD. Certaines
entreprises, qui ont promis de nous sponsoriser, n'ont pas encore honoré leurs
engagements. Nous citerons Metgaz, Orascom, Scibs. Chaque jour, je me démène
pour trouver l'argent, et permettre à l'équipe de continuer à survivre.
Et si le club est toujours
debout, c'est grâce à la compréhension de nos créanciers et des dirigeants
(lui-même et un restaurateur) qui continuent à mettre la main à la poche.
Cependant, malgré cette situation financière catastrophique, le CRT, grâce à
tout le monde (joueurs, staff technique et dirigeants), continue à prendre part
au championnat de cette Ligue 2 ».
Evoquant le côté technique, le
PDG de la Spa-CRT confiera que l'équipe effectuera un stage bloqué à Aïn
El-Turck sous la coupe de Drid en plus d'un stage d'une semaine au centre de la
mutualité M-C qui offre toutes les commodités pour une bonne préparation.
En outre et contrairement à
d'autres centres, la direction de la mutualité n'a pas exigé d'acompte à la
Spa-CRT. Pour le mercato, le CRT a recruté cinq joueurs, Mokrane (ex-USM
Annaba), Mezouar (ex-MCO), Bouyousfi (ex-MCA), Benahmed (ex-RCB Oued Rhiou) et
le retour de l'enfant du club Hadjar Yahyaoui.
Par ailleurs, Abdelbaki Larbi a
laissé planer le mystère sur une sixième recrue dont il préfère taire le nom.
En revanche, il y a eu neuf résiliations de contrat, des séparations à
l'amiable avec des joueurs réfractaires ou n'entrant pas dans le système du
staff technique.
Enfin, l'orateur a lancé un appel
à tous ceux qui désirent aider le club ou prendre en main l'équipe que les
portes restent ouvertes. « On est prêt à céder notre place. Aux supporteurs de
l'équipe de rester solidaires avec les joueurs dans ces moments difficiles »,
conclura-t-il.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Mohamed Bensafi
Source : www.lequotidien-oran.com