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Colloque sur le blé dur à Annaba L'expérience française pour améliorer les rendements



Colloque sur le blé dur à Annaba L'expérience française pour améliorer les rendements
'L'Algérie représente à elle seule 40% des ventes aux pays non européens. Elle vient juste avant l'Afrique de l'Ouest et le Maroc", a indiqué M. Jean-Pierre Langlois-Berthelot, président de France Export Céréales (FEC).
L'hôtel Golden Tulip Sabri de Annaba a abrité, en fin de semaine, un colloque franco-algérien spécifiquement organisé autour du blé dur français, à l'initiative de l'Association France Export Céréales (FEC), un organisme interprofessionnel de promotion internationale des céréales françaises. Plus d'une centaine de professionnels du secteur de l'agriculture et de l'agroalimentaire, dont beaucoup de transformateurs venus de l'ensemble des wilayas de l'Est algérien ont assisté à cette rencontre animée essentiellement par les experts qui accompagnaient M. Jean-Pierre Langlois-Berthelot le président de la FEC.
Le consul général de France à Annaba, M. Sameh Safty, également présent à ces assises a tenu à souligner dans son discours d'ouverture les relations historiques qui lient l'Algérie et la France dans le domaine de l'agriculture, ceci en rappelant les efforts que ne cesse de consentir la représentation diplomatique française pour un plus grand rapprochement entre les opérateurs économiques des deux pays. Les communications dispensées par les hôtes de Annaba sur l'évolution de la filière blé dur en France, la logistique portuaire en France, les innovations en meunerie dans la préparation des blés, ainsi qu'un point sur la norme ISO 22 000 et un autre sur la comptabilité matière dans le processus de production ont suscité un large débat de la part des participants.
On retiendra de ces interventions, outre les communications, qui auront été d'un haut niveau, des échanges d'expériences entre professionnels des deux rives et de perspectives sur le meilleur moyen d'aboutir au développement de la culture du blé dur.
Il a été ainsi rappelé que pour la seule année 2012, l'Algérie a importé 500 000 tonnes de ce type de céréales, afin de pallier l'insuffisance avérée de la production nationale alors même que d'importants efforts sont déployés par l'Etat pour augmenter les surfaces agricoles utiles exclusivement consacrées à la culture du blé dur et améliorer le rendement à l'hectare.
Ceci par notamment l'application de prix presque symbolique de la semence ainsi que par la prise en charge par l'Etat d'un grand nombre de coûts et dépenses. Evoquant le volume des exportations réalisées par France Exports Céréales à destination de l'Algérie, M. Langlois Berthelot ne manquera pas de souligner les excellentes relations qu'entretiennent l'Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) et les minotiers algériens avec son association depuis que celle-ci a pénétré le marché national, en 2010. 'L'Algérie représente à elle seule 40% des ventes aux pays non européens. Elle vient juste avant l'Afrique de l'Ouest et le Maroc", indiquera-t-il. M. Langlois Berthelot signalera enfin qu'en sa qualité de premier importateur mondial du blé dur, le marché algérien est convoité par bon nombre de pays exportateurs, dont le Canada et l'Ukraine et de vanter les critères qualitatifs du blé dur français, qui répondrait aux attentes de ses clients du Maghreb. Des affirmations que ne partagent pas quelques-uns des participants à ce colloque, lesquels émettront des réserves quant à la valeur nutritive du produit français par rapport à celui cultivé en Ukraine, qui serait plus riche en protéines, par exemple.
A. A
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