La semaine cinématographique à Annaba a pris fin, jeudi dernier, après une semaine riche en projections, concerts et débats. Cette cinquième édition de "Cinéma sous les étoiles" qui s'est tenue du 27 juin au 4 juillet dernier, a attiré tous les soirs un grand monde de tout âge.Les adolescents furent les premiers à investir la cour de l'ex-lycée Pierre et Marie-Curie. Suivi par les étudiants qui venaient apprécier les groupes de la nouvelle scène algérienne. Des femmes, des familles venaient en groupe aussi assister aux projections.
Cette manifestation organisée par l'Institut français de Annaba, en partenariat avec l'Ecole préparatoire de commerce, représente un bol d'air pour la jeunesse annabie. Durant ces huit jours, ils ont eu l'occasion de découvrir une quinzaine de films algériens comme Harraga Blues, des blockbusters comme Argo, où des films pour enfants comme Winter le dauphin. Quant aux spectacles musicaux, pas mal de formations se sont produites et ont conquis le public, notamment l'excellent groupe Goya, les rockers d'Ithrène et le groupe annabi qui a déjà ses fans et son public Sacha et One Day.
Outre les projections sous les étoiles qui débutaient tous les soirs à 21h, l'IF Annaba accueillait à 16h, des réalisateurs pour parler de leurs 'uvres et de leur travail, comme lors de la rencontre avec Claude Bossion, président de l'association Cinémémoire qui a présenté des images d'archives sur la ville d'Annaba pendant les années 1930 et 1950. Il s'est tenu entre autres, une projection de courts-métrages du réalisateur Ahmed Zir. Les bouts de chou ont eu l'occasion quant à eux de voir des films d'animation comme Mia et le Migou. Sur le choix du programme les avis étaient mitigés : pour certains il était "intéressant", pour d'autres "quelques films seulement sont à voir". Mais la plupart était unanime sur l'évènement : "C'est la seule semaine ou nous avons l'occasion de sortir", nous confie un jeune père accompagné de son enfant.
Et d'ajouter : "À Annaba, les autorités concernées ont tout bloqué, nous n'avons pas le droit d'organiser des évènements culturels". La majorité des jeunes se plaignent de cette ville qui propose seulement deux festivals par an "La musique citadine" et "La création féminine", ce qui n'est pas très motivant pour les jeunes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hana Menasria
Source : www.liberte-algerie.com