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CH lance un défi aux produits importés



Le groupe public Confection et Habillement «CH» compte reconquérir le marché national. Ses responsables lancent même un défi. Composé de 15 filiales, représenté par 15 entreprises de production avec un chiffre d'affaires annuel de 4 milliards de DA, HC veut se repositionner sa part de marché. Pourtant la concurrence devient de plus en plus féroce avec les produits importés, notamment sur le plan qualité.
Avec la forte demande exprimée durant les fêtes de l'Aïd et une l'argumentation, ce groupe à ambitionne de consentir davantage d'efforts d'efforts afin de se relancer et se replacer. Il ne compte guère se lésiner sur les moyens financiers et matériels. La subvention de plus de 10 milliards de DA dont a bénéficié HC à la relance de cette activité est une véritable bouffée d'oxygène. C'ne aide financière qui vient à point nommée. Ainsi, sans perdre de temps le groupe ambitionne de porter ses parts de marché de 2 % à 10% pour le grand public d'ici à 2015. Toutefois, le PDG de CH, Ahmed Benayad, a exprimé des appréhendions. Il a confié que la forte concurrence du marché informel et le manque de matière première (tissus) de qualité, sont toujours des contraintes. Des obstacles pénalisant le développement de cette industrie à forte valeur ajoutée. Il estime que la dépendance du groupe d'un secteur textile qui n'arrive pas à satisfaire la demande du marché en terme de qualité, de variété et d'adaptation aux tendances vestimentaire est l'une des difficultés sur lesquels bute la filière du prêt à porter. L'absence d'une industrie nationale de fibres synthétiques ou naturelles est également un handicap pour l'essor de la filière du testiez en Algérie, révèle notre interlocuteur. L'importation aussi de la matière première exige d'énormes dépenses financières. Autant de contraintes que le groupe HC compte dépasser. Le problème de manque de la matière grise est aussi soulevé. M. Benayad a regretté que dans les années 1970, des ingénieurs et des techniciens ont été formés en prévision de la réalisation d'une usine spécialisée dans la production de fibres synthétiques ou chimiques à Skikda n'a jamais vu le jour. Il a fait rappeler que durant des premières années de l'indépendance, l'Algérie produisait et traitait un coton de qualité, notamment à Seybouse (Annaba) et à Chlef. Relevant que le secteur public est également contraint de justifier tous ses achats par des documents attestant de la provenance des tissus, alors que certains grossistes imposent la facturation de ces achats à des coûts inférieurs aux coûts réels des transactions. Le responsable déplore le fait que ces grossistes demandent d'encaisser la différence des prix en espèces. M. Benayad insiste sur la nécessité de lutter contre le marché informel. Le gestionnaire du seul groupe public d'habillement en Algérie a appelé également à renforcer les moyens de contrôle des marchandises importées notamment celles provenant de pays asiatiques, dont la Chine. «Nous ne pouvons pas placer nos produits dans un marché inondé de produits à bas prix et de qualité douteuse, parfois source de maladies multiples», tient-il à préciser. Pour M. Benayad, l'importation de produits de qualité permettrait de faire face à la concurrence déloyale et de valoriser la production nationale. La volonté du groupe d'augmenter ses parts de marché pour le grand public, expliquant que la production annuelle de CH devrait passer de 25 millions d'articles à 70 millions d'articles dans les cinq années à venir, permettra de créer d'autres postes d'emplois avec l'augmentation de l'activité du groupe. Dans l'immédiat, l'objectif principal pour les responsables est de maintenir les 3 000 postes d'emplois et d'en créer plus de 1 500 nouveaux à l'horizon 2015.
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